De l’Election et du Messianisme, jaillirait l’universalisme
lundi 14 mars 2005.Election et Messianisme : Réflexion
Si on retient l’hypothèse selon laquelle le groupe Juif s’est enrichi des cultures ambiantes, en quelque endroit où il s’est trouvé, si on admet qu’une culture n’est jamais exogène et que l’entité spirituelle juive a eu ce génie particulier de transformer les apports extérieurs en une expressivité intérieure répondant à ses propres règles, sans jamais y porter atteinte ; Alors, on doit admettre que ce génie s’exprime principalement dans l’art absolu de l’interprétation du monde, et même qu’il en est par son existence persistante, la quintessence.
C’est ainsi que l’on peut comprendre, il me semble, pourquoi certains de nos sages disent que lorsque les Juifs s’éloignent de leur conscience de Juif , laquelle inclut le contenu de la Pensée, l’observation des mitsvot, la préservation de l’identité sous toutes ses formes, leur mode de vie, ils s’éloignent de la venue du Messie. Faut-il entendre que l’intégrité du peuple Juif maintient le monde dans l’Espoir messianique voire la certitude messianique ? Faut-il entendre encore que l’Universalisme Juif passe par sa dimension messianique et que cette dimension là précisément, fait appel à l’angoisse de mort contenue dans l’Humanité profonde ? car l’humanité ne fait qu’accroître l’immense malaise, creuse toujours davantage sa distance entre son origine et son devenir, hésite entre assumer ses origines et assurer la maîtrise de son devenir. (voir : « Malaise dans la civilisation » de S.Freud, et « L’inhumain » de F. Lyotard). Ce qui fait osciller le monde, selon les époques et la marche de l’histoire, entre l’anéantissement d’Israël et sa mise sous tutelle en tant que témoin rendu muet voire paranoïaque.
Au désespoir du monde, le Judaïsme oppose l’Espoir fondamental, et sa survie est sa seule garantie. Cela encore peut se résumer à cet enseignement talmudique « entre deux situations désespérées, choisis la vie.. »
Voir article 104.