BEAUFORT
[marron]
avec Alon Abutbul, Eli Eltonyo
[fond lavande]Unanimement accueilli comme un "hymne anti-guerre".[/lavande] Aller voir Beaufort, et réfléchir sur la condition du soldat, sur la vanité des choses qui n’existent que pour éveiller la conscience des hommes.
Beaufort est à l’image du Cinéma israélien d’aujourd’hui ; il écarte le moralisme à bon compte, les histoires grotesques, le romantisme sulfureux, les jugements à l’emporte pièce. Ce cinéma israélien privilégie la dimension humaine, la prise de vue intimiste, la mise en situation, les rapports humains, le sens et la profondeur, la force de vie.
Le film situe l’action dans l’ancienne forteresse croisée de Beaufort, au Sud Liban. Une garnison israélienne tient la place forte de Beaufort depuis 18 ans, mai 2000 alors que l’armée israélienne évacue le sud Liban, Liraz 22 ans, commande la garnison sur ce bastion qui vit ses derniers jours. L’ennemi est invisible, les obus et les missiles harcèlent ce camp retranché dans la montagne, les soldats vivent dans l’attente de leur évacuation finale. La mort, la peur, le devoir, la perte d’un ami, le rêve et l’ennui, ponctuent ce film d’une grande puissance émotionnelle, qui vaut pour toutes les guerres, pour tous les hommes.
Si ce film donne une seule leçon, c’est celle de la vie qui prime sur tout. Ce qui vaut pour tous les films israéliens, le spectateur doit s’extraire de tout jugement préconçu, entrer dans le jeu des rapports humains, et découvrir la société israélienne dans sa simple humanité.
Ils ont dix neuf ans et sont des hommes.


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