
Au séminaire Yad Layeled de février 2006, dernier module.
Conclusion du séminaire Yad Layeled 2006
Par Michal Gans, directrice du département international de Yad Layeled.
samedi 25 mars 2006.
Site internet : www.gfh.org.il
Dimanche matin, deux heures avant de quitter le Kibbutz pour nous rendre à l’aéroport. Michal fait un dernier point avec le groupe de la trentaine de participants que nous sommes.
Avons-nous déjà la tête ailleurs ? On va encore oublié de prendre toutes les adresses ! Fort heureusemnt, nous nous retrouverons au mois de mai à Paris, pour nous laisser le temps de décanter, d’aller au bout de nos questions.
Accéder au sommaire du séminaire.
Michal Gans (directrice du département international : "- Le séminaire que vous avez suivi entre dans les perspectives d’éducation et d’enseignement que s’étaient fixés les fondateurs de ce Kibbutz, les survivants parmi les combattants des ghettos.
Ce séminaire nous a offert une nourriture qui va alimenter nos propres prospectives. Vous aviez écrit vos attentes sur une feuille de papier, lorsque vous êtes arrivés ; ce matin, je vous les rends, jugez du chemin parcouru. Vous allez réfléchir à un mot, une phrase que vous retiendrez et qui caractérise le mieux ce que vous avez vécu et appris ici. Je vais les écrire au tableau :
Quelle trace ? pour quelle phrase ?
Quelles phrases, quels mots retenez-vous ?
- "Rendre à l’homme son visage vivant" (Haïm Gouri).
"Un jour j’ai pu me débarrasser de ma colère." (Hanin).
"Nous emportons des objets, des fusils pointés, la silhouette d’une femme qui protège son enfant."
"De Jules à Shirin, une véritable leçon d’histoire."
"Prospectives : "On s’est nourri au banquet du séminaire."
"Don contre don : Pour des individualités soucieuses de transmettre l’énergie du vivant."
"De l’espoir…mais beaucoup d’amertume sur la situation du monde."
Nathalie : - "Ne soyons jamais, ni victimes ni bourreaux." Nathalie est Ingénieur culturel au CERCIL : Centre de recherche et de documentation sur les camps d’internement et la déportation juive dans le Loiret.
Christine : - "Ici, c’était un temps à part, une parenthèse."
Jocelyne : "- Ici, on ne cueille pas les fleurs, on respecte les fleurs, ailleurs on ne respecte plus les fleurs !" Jocelyne [1] est Professeur de français, dans un établissement réputé difficile, dans la région parisienne.
"Il faut résister aujourd’hui, contre le racisme toujours vivant."
Fabienne : " Au Conseil de l’Europe, nous avons une Division Education à laquelle 48 pays participent, dont 5 pays observateurs (USA, Mexique, Israël). Il s’agit d’une éducation à la lutte contre les génocides, selon un plan d’action par : 1) Choix historique du pays, 2) Interdisciplinarités, 3) Pédagogie. Par exemple en septembre, nous interviendrons à Cracovie. Nous allons publier "La Shoah à l’Ecran", sur Internet.
Allez voir sur le site .
Christine : "Je travaille au CIDEM : Association d’incitation civique et citoyenne, qui dépend du Ministère de l’Intérieur. Il faut travailler en amont, suggérer un travail de citoyenneté au sein de l’école. Créer des parcours civiques. Nous avons en charge de proposer des actions, comme le fut la création du Jour de la mémoire de la Shoah fixé au 27 janvier. Nous travaillons également avec la Maison d’Anne Franck."
"Cette journée de commémoration du 27 janvier a provoqué une exacerbation chez les enseignants, saturés."
Nassima : "Les commémorations sont le pain des médias." Comment peut-on procéder à cet enseignement auprès des populations immigrées en France ?"
Michal : " Ce n’est pas à moi de répondre à cela, ici. C’est un problème français. Ce que je peux dire c’est "qui peut le plus peut le moins !".
Je vous donne le site du Musée, ici au Kibbutz Lohamei Haguetaot : www.gfh.org.il J’espère que ce séminaire vous a apporté plus que vous n’attendiez et que vous pourrez envisager l’enseignement sous des angles différents.
Vous avez été un groupe particulièrement actif et motivé, ce fut un plaisir d’être avec vous toute cette semaine.
Ce séminaire dont vous n’avez payé que le billet d’avion, est financé à 50% par la Fondation Marc Aron qui fut actif au Procès Barbie et l’Affaire de la Maison d’Izieu, et à 50% par l’association Yad Layeled-France qui recueille des dons en France.
[1] Sa remarque nous renvoie à une anecdote survenue au cours d’une de nos excursions, durant laquelle, une participante a cueilli une fleur ; Michal a alors expliqué que dans toutes les écoles d’Israël, dès le jeune âge, les enfants apprenaient à ne pas cueillir les fleurs pour protéger l’environnement, ce qui était scrupuleusement respecté par la population. Ce qui ne s’étendait pas aux sacs plastiques et bouteilles, pour une raison énigmatique !
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Nadia Darmon.H
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