Programme des débats :
Mardi 9 mai 2006, à 21 h : Alain Jaubert, réalisateur, écrivain,
Jeudi 11 mai à 21 h : Ghaleb Bencheikh, écrivain, physicien,
Dimanche 14 mai à 11h : Guy Dana, psychanalyste,
Jeudi 18 mai à 21 h : Aldo Naouri, pédiatre,
Mardi 23 mai à 21 h : Barbara Cassin, philosophe,
Jeudi 25 mai à 21 h : Charles Malamoud, anthropologue,
Dimanche 28 mai à 11 h : Régine Robin, écrivain.
Séances en présence de la réalisatrice
"A partir de leur propre histoire neuf personnes- poètes, écrivains, chanteurs- évoquent leur vécu particulier du passage d’une langue à l’autre. Le film décrit ce lien intime, spécifique, souvent ambivalent et conflictuel, tissé entre une langue apprise, l’hébreu, et la langue de l’enfance, celle qui est « comme du lait maternel ».
Le poète Meir Wieseltier décrit le choix qu’il a fait à huit ans : « Du moment où j’ai voulu pénétrer l’hébreu et écrire, j’ai dû assassiner la langue russe, l’éliminer ».
Mais la « zone entre les langues, ce lieu de malaise » comme dit la poétesse d’origine hongroise Agi Mishol, n’est pas que rejet, perte et refoulement, elle peut se révéler comme le lieu même de l’émergence de la poésie : cet entre-deux que Haviva Pedaya, d’origine irakienne, désigne comme cette « zone abandonnée », ce « point aveugle » qui relie son hébraïté et son arabité.
L’hébreu qui, pendant des siècles, fut une langue sacrée, langue d’écriture et de prière, est désormais une langue du quotidien en Israël. Mais si l’hébreu a pu s’imposer en quelques décennies, c’est au prix d’un processus complexe niant souvent les langues de la diaspora."


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