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Sorti en salle

Film : Une jeunesse comme aucune autre

Film israélien de Dalia Hager et Vidi Bilu

lundi 18 décembre 2006.

Libération s’est déclaré "plutôt content d’entendre un autre son de cloche, content de l’esprit critique du cinéma israélien (…)"

La critique est amère comme toujours, et surtout lorsqu’il s’agit du cinéma israélien qui est capable de porter un regard impitoyable sur la société israélienne, et montrer néanmoins sa fraîcheur d’âme. Ce film est dur et tendre, un vrai sabra !

Une unité de jeunes recrues, de jeunes filles de 18 ans, chargées de faire des contrôles de police dans les rues et les autobus de Jérusalem, mais aussi d’assurer la fouille de femmes arabes arrêtées à ces contrôles. Le film balaye les situations et les états d’âme de ces soldates, l’absurdité mais aussi la réalité des attentats, parfois la paranoïa d’une population qui vit sous tension permanente. Le film n’épargne personne, la dissidence et l’obéissance, l’insouciance de la jeunesse et son sens de la provocation, mais aussi sa profonde douleur.

Oui, "Une jeunesse comme aucune autre", humaine et vibrante. Oui, il faut avoir vu ce film, sa réalité, et se poser cette question : "Jusqu’à quand ?".

Le film commence par une scène de fouille, pénible mais sans humiliation. Je n’ai pu m’empêher à ce moment là, de me souvenir d’une cabine de fouille entre Marnia (Algérie) et Oujda (Maroc), aux alentours de 1961/1962. Nous passions la frontière ma grand-mère et moi chaque semaine. Chaque semaine, nous passions à la fouille, ma grand-mère se déshabillait, défaisait ses tresses nouées autour de la tête, des femmes marocaines fouillaient ses cheveux, pendant que d’autres inspectaient les tubes de mon vélo.

Rien de nouveau sous le soleil !

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