11ième conférence du colloque -
"Joseph selon Rachi" par Esther Starobinski.
Pour Philon d’Alexandrie, Joseph fait alterner l’allégorie de l’historique ; Joseph se détache de tout le monde, il apparaît par son nom, alors que les frères apparaissent par l’ordre du rang filial. Chez Rachi, c’est le souci pédagogique qui prévaut. Dans Ovadia : "Joseph sera une étincelle qui les concurrencera tous." Rachi dit : "Joseph est l’artisan de son propre malheur et de sa grandeur. Il a eu la légèreté de raconter son rêve, et ses médisances sur ses frères." La tunique bariolée qui accroche le regard ; le bariolage fixe l’attention de Rachi.
Il y a le beau visage de Joseph. Rachi dit qu’il était beau mais trop attaché à son apparence, il était coquet. Maïmonide parle de son "visage extérieur". Joseph tombe dans les bras de Benjamin ; au sens "Pschatt" , chacun pleure le sanctuaire de Shilo et de Jérusalem qui seront détruits. Cependant ce qui fait la grandeur de Joseph, c’est qu’il est resté pieux autant lors de sa captivité que lors de sa royauté. Le texte le désigne par "Ben Porat Joseph" : un rameau fertile. Le charme et la fécondité ; une bénédiction. Il a résisté à Putiphar et aux jeunes filles qui grimpaient sur le mur pour contempler sa beauté.


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