Judaiques Cultures

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La Guéniza

Le sanctuaire des textes sacrés du judaïsme

mercredi 6 avril 2005.

La Guéniza : Un sanctuaire où sont mis à l’abri pour l’éternité tous les manuscrits, livres, documents notariés, actes divers, correspondances, tous comportant le Nom de Dieu et par conséquent sacrés et interdits par la loi juive, de destruction volontaire. Ainsi, les écrits sont préservés de toute profanation, dans un endroit tenu secret. En 1896, Salomon Schechter fit la découverte de ce qui deviendra la plus célèbre guéniza, celle du vieux Caire, à Fôstat, elle est d’une importance considérable pour les spécialistes hébraïsants et du monde juif au Moyen Age. Celle de Cavaillon fut retrouvée sous le toit de la synagogue du XIV° siècle.

La guéniza italienne ou analogique, quant à elle, tient son nom du professeur Yaaquov Sussman, et se distingue par sa nature différente ; elle est composée de milliers de fragments de manuscrits hébreux, datant entre le 10ième et le 16ième siècle, réutilisés pour des reliures, ou des documents notariés, ou des pages de codex, que le professeur Mauro Perani a retrouvés dans de nombreuses Archives d’Etat et des bibliothèques italiennes, notamment à Bologne. Suite aux persécutions, expulsions, pogroms, les manuscrits sur parchemin ou sur papier, valant une marchandise précieuse, étaient récupérés par des relieurs qui les réutilisaient, laissant tous les livres imprimés au feu.

Compte tenu de la valeur paléographique des textes déposés dans la guéniza, il serait judicieux pour les communautés juives de s’interroger sur la meilleure manière de préserver les textes sans qu’ils ne se détruisent irrémédiablement. Certains présentent encore un certain intérêt (papier,couverture en cuir gravé, impression, écriture, imprimeur, datation, annotations du propriétaire etc..). Trop de textes ont été perdus !

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