Accéder au Sommaire du Séminaire.
Le film évoque notamment les maquis de la Résistance Juive de France, dont le Maquis de Vabres, dans le Tarn, constitué d’Eclaireurs Israélites de France, à qui la ville de Castres doit sa libération en 1945.
La terminologie qui désigne les résistants comme des maquisards ou francs-tireurs, occulte la résistance juive, celle qui s’est engagée à partir des mouvements de jeunesse juifs en général, et en France en particulier, afin d’assurer le sauvetage des Juifs, par la fabrication des faux papiers d’identité, la recherche des cachettes, le passage des frontières… Les Juifs qui ont pris part à la résistance armée, dans les maquis comme ceux de la MOI/FTPI, ne se définissaient pas comme résistants Juifs, ils faisaient partie de la Résistance française.
Les fonds de la Résistance juive provenaient du "Joint [1]" américain.
Le New-York Times a rendu compte au jour le jour.
Les mouvements Juifs n’ont jamais commis de hold-up, pour trouver les fonds.
La raison d’être des organisations juives de résistance étaient centrée sur le sauvetage des enfants Juifs. Dans le décompte de l’ensemble des résistants, nous étions minoritaires, mais nous étions les seuls à sauver des enfants.
La participation des femmes a été exceptionnelle. Le sauvetage des enfants constitue aussi, une exception française, mais il ne pouvait exister sans la participation de non-juifs, comme Odile de Rouville par exemple.
“Je vous supplie de ne pas oublier dans votre enseignement de la Shoah, la dimension des Justes, de ceux non-juifs qui ont sauvé des Juifs, vous présenteriez un tableau mutilé, si vous deviez les oublier.”
Des films évoquent ces épisodes du sauvetage des enfants : "Les enfants du Chambon", "Mr Batignolles", "Au revoir les enfants".
En France, la prise de conscience du rôle capital joué par les Justes fait son chemin. Vous serez les témoins d’une panthéonisation des Justes, prochainement.
Je voudrais que l’on accorde le statut de Résistants aux sauveurs.
Les Britanniques savaient dès 1941. Ringelblum se suicide quelques temps après avoir ressenti comme un mur d’indifférence général.
Je viens de mettre à jour un réseau méconnu de résistance : il s’agit de deux assistantes sociales qui travaillaient à l’hôpital Rothschild à Paris. Claire Heymann et Maria Hyrasaris. “Les nourrissons de mère juive, étaient placés à l’hôpital, regroupés dans une seule salle, gardée et encerclée d’un cordon, au pavillon n°7. Tous les nourrissons placés là, ont été sauvés. Claire Heymann et Maria Hyrasaris se sont procurées un clé de la morgue, et à l’aide de complicités, elles faisaient passer les enfants par la porte de la morgue, avec de faux certificats de décès.”
C’est un témoignage venant du Chili en faveur de Maria Hyrasaris, qui a mis en lumière ce réseau, par une lettre parlant de Tante Claire et de Tante Maria.


Commentaires