Le Talmud
Enseignement oral.
samedi 26 juin 2004.
le Talmud
« Entrepris après la seconde destruction du Temple, en 70 ap J.C, le travail de codification des textes s’est trouvé accéléré lorsque, après l’échec de la révolte de Bar Kokhba, en 135 ap J.C, le peuple juif privé de ses assises nationales, a cherché pour préserver son unité à renforcer son ciment doctrinal. Lors de la Révélation, les préceptes donnés par Dieu à Moïse furent accompagnés d’un « commentaire » que Moïse ne consigna pas par écrit mais transmit oralement : la rédaction de cette « Torah orale », commencée dans le cercle de Johanan ben Zaccaï, fut poursuivie entre le II° et le V° siècle ap. J.C.
Il en résulta le Talmud, « enseignement » . Ses deux versions, palestinienne, ou « de Jérusalem », et babylonienne, se composent chacune de deux ensembles d’époque et de rédaction différentes. La Mishna (« répétition »), écrite en hébreu, est le plus ancien : c’est un groupe de 63 traités, compilation de la Loi orale réalisée par les Tannaïm, docteurs réputés du II° siècle ap. J.C. Elle acquit une telle autorité que les rabbis qui suivirent les Amoraïm (commentateurs), l’interprétèrent : ainsi naquit la Gemara (« commentaire »), particulièrement développée dans le Talmud de Babylone. A leur tour, ces deux ensembles ont fait l’objet de commentaires et d’additions, qui sont désormais intégrés aux éditions (ex : ceux de Rashi). »
Sources : Théma Encyclopédie Larousse.