[bleu marine]Les 7 jours[/bleu marine]
de et avec Ronit et Shlomi Elkabetz
[brun]Les 7 jours[/brun] ou Shiva le titre en hébreu, un film à voir, superbement filmé en gros plans des personnages toujours groupés, concentrés autour de la Mère, comme une couvée.
Le cinéma israélien n’en finit pas de nous étonner. Minimaliste, ce film offre une substance, du sens, pour le spectateur qui entre dans le jeu des rapports humains.
C’était assez de traiter à la française de l’imagerie populaire du Grand Pardon et du verre brisé des mariages juifs, maintenant on entre dans l’intimité des familles juives, dans ce qu’elles peuvent recéler de profond, de tourmenté ; à travers ce temps suspendu des [brun]Sept jours[/brun] de deuil, une famille - nombreuse - doit suivant les règles du judaïsme, cohabiter. Ils doivent accomplir ce temps de deuil ensemble, c’est alors qu’au fil des jours, tous les sentiments et ressentiments surgissent, violents, et s’apaisent dans une douleur ultime et partagée.
Le passage de plusieurs langues, de l’hébreu à l’arabe, puis au français, propulse le spectateur dans la diversité culturelle et historique des Juifs d’Israël et d’ailleurs. La gestuelle, les rites, la langue, les superstitions, toutes orientales rappellent oh combien ! que près de un million de Juifs durent quitter les pays musulmans comme l’Irak, l’Iran, la Syrie, l’Egypte, mais aussi ceux du Maghreb…pour rejoindre Israël notamment, emportant avec eux leurs us et coutumes.


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