Réalisé par Lajos Koltai Avec Marcell Nagy, Péter Fancsikai, Bela Dora Film hongrois, britannique, allemand. Genre : Drame Durée : 2h 15min. Année de production : 2005 Titre original : Sorstalanság
A ne pas manquer !
Gyurka est arrêté par un policier hongrois, il a 14 ans, il est conduit vers une destination inconnue : Auschwitz-Birkenau. A la libération par les américains, il fait partie des rescapés de la Shoah, cette mise en oeuvre industrielle par les nazis de l’extermination de tous les Juifs d’Europe. Gyurka va devoir se reconstruire, dans un environnement qui ne veut pas savoir, même hostile et suspicieux.
Voilà un film qui entrera certainement dans la filmographie de la Shoah, et servira de support pédagogique dans les milieux scolaires. Il pose la question de la représentation, de l’esthétisme dans la shoah, de la participation massive de la police hongroise, du retour des déportés. En Histoire ce film est conseillé en classe de Première, pour la description de l’univers concentrationnaire, en Philosophie il est conseillé pour la question de la représentation de la Shoah.
Un film à ne pas négliger, qui suscite le questionnement.
Imre Kertész, écrivain juif hongrois, né à Budapest en 1929. Déporté en 1944, à Auschwitz puis à Buchenwald.
Au retour de déportation, il est journaliste au Vilagossag de Budapest. Suite à son licenciement en 1951 (le journal est devenu un organe du Parti Communiste), il entre dans l’écriture de comédies musicales et à la traduction d’auteurs allemands comme Nietzche.
"Etre sans destin [1]" paraît en 1975. Il ne sera reconnu que dans les années 1990. Cette oeuvre est à placer au niveau de celle de Primo Levi, dans le travail de mémoire vis à vis du fonctionnement concentrationnaire.
En octobre 2002, Imré Kertész reçoit le Prix Hans Sahl, du cercle des auteurs allemands, et le Prix Nobel de littérature pour son "oeuvre qui dresse l’expérience fragile de l’individu contre l’arbitraire barbare de l’histoire" .
Ce prix a consacré pour la première fois un auteur hongrois. Il vit aujourd’hui entre Budapest et Berlin, et collabore au journal Die Zeit.


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