L’ART JUIF AU XIX° siècle

lundi 29 novembre 2004
par Nadia Darmon.H
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Cependant..."le ticket d’entrée dans la société européenne" se paie parfois chèrement..

L’art juif au XIX° siècle

Avec l’émancipation des juifs, nous assistons dès les prémices, à la fin du XVIII° siècle, à une éclosion extraordinairement riche de productions artistiques, de modifications et de transformations dans l’architecture des synagogues, dans l’expression générale du judaïsme. C’est que les juifs désormais peuvent accéder aux académies des beaux-arts et des sciences comme celle de Berlin, aux universités, et aux plus grandes écoles de musique -russe notamment et malgré un numurus clausus. Ils peuvent devenir architectes, peintres, musiciens, et se faire un nom. De même, en médecine, chimie, physique, mathématiques et vie politique. Cependant, « le ticket d’entrée dans la société européenne » selon la formule de Heinrich Heine, prendra la forme de la conversion pour ceux qui désespéraient de se hisser au plus haut niveau tel que directeur de l’Opéra, chef d’Orchestre ou Président de l’Académie des sciences (Allemagne). Dans le sillage de l’émancipation en Europe, naît le terme d’antisémitisme de dimension raciale faisant suite à l’antijudaïsme religieux ancestral. En Russie, surgissent des vagues de pogroms qui seront le préambule à l’émigration, au socialisme et au sionisme.

1) Dans la synagogue : Source : Article : L’art juif dans les communautés isolées, de Ida Huberman, Encyclopédie de l’Histoire juive, éd : Liana Levi.)

Généralement, les thèmes de l’art juif incluent une riche variété d’objets rituels, principalement liés aux fêtes de calendrier juif, à la décoration des synagogues et à l’enluminure des manuscrits hébraïques (Haggadah, Kettoubah, Meggilah d’Esther..) A partir de l’Emancipation, l’implantation des synagogues dans les villes ne se réalise plus nécessairement au cœur d’un quartier juif, à l’abri des regards extérieurs ; les synagogues s’imposent dans des dimensions voisinant celles des églises, témoignant de la réussite sociale des fidèles, elles arborent parfois un style oriental (dômes, arcades, stucs, colonnes, arabesques) - conjugaison harmonieuse du courant orientaliste de l’époque et de l’idée que l’on se faisait de l’origine orientale du judaïsme et du Temple de Jérusalem - Les fidèles cherchent à s’identifier à la culture environnante ou bien à montrer un lieu de prière similaire, modifiant les « exotismes », ils introduisent l’orgue, alignent les stalles (bancs) face à l’Arche sainte et au pupitre de lecture dirigés vers l’est. Les bancs réservés au rabbin et au président de la communauté sont travaillés et sculptés de motifs floraux, géométriques ou bibliques (par exemple : pains de propitiation, feu du Korban..) La galerie des femmes prend la forme d’une vaste loge de théâtre à l’étage, bordée d’une jolie balustrade.

Notons qu’auparavant, le pupitre occupait soit un espace au centre de la synagogue marqué par quatre colonnes comme en Europe orientale (XVI° et XVII° siècle), soit près de l’entrée de la synagogue comme dans la synagogue portugaise d’Amsterdam (XVII°siècle). En Italie, le pupitre de lecture et l’Arche Sainte étaient placés face à face, contre les murs est et ouest, les fidèles étaient assis le long des murs nord et sud et le rituel se déroulait au centre. A Cavaillon, le pupitre de lecture se placait au niveau supérieur, au-dessus de l’assistance. La configuration s’organisait en fonction du volume d’espace dont la communauté disposait, il était souvent exiguë, négligeant l’espace consenti aux femmes.

Quant aux symboles, les Tables de la Loi et l’Etoile de David prédominent dans la représentation du peuple juif. A l’intérieur de la synagogue les Tables de la Loi sont privilégiées et sont symbolisées par deux lions brodés sur le rideau de l’Arche Sainte souvent surmontés d’une couronne, ils apparaissent sur le pectoral du Sefer Torah ou encore sur les chandeliers ou les luminaires. Des livres de prières sont imprimés en hébreu et dans la langue du pays, preuve s’il en est, que le fidèle s’il sait lire en hébreu, a maintenant besoin de la traduction, et ceux qui ne savent pas lire peuvent accéder au texte. Des livres de prières (sidourim) sont également imprimés à destination des soldats. Les enluminures apparaissent toujours principalement sur la Haggadah de Pâque dans un but pédagogique ou sur la Kettubah (acte de mariage). La couverture et la reliure des livres de prières sont particulièrement soignés, de cuir ou de métal gravé et incrusté, avec quelques motifs floraux ou géométriques. « Les marques d’imprimerie étaient le label des familles et des entreprises chargées de publier les livres. Ces marques devinrent moins rares en raison d’une demande croissante de textes imprimés en hébreu. De nombreuses marques étaient embellies par des symboles juifs traditionnels (par exemple l’Arche de vie ou une représentation du Temple de la famille Foa de Venise (XVIII° siècle). Quelques marques représentaient des images nouvelles : matériel d’imprimerie ou d’écriture, villes nouvelles. L’identité d’un éditeur pouvait apparaître parmi des symboles anciens, par exemple le cerf (Zwi en hébreu sur l’emblème de l’imprimeur Zwi ben Abraham Kalonimus Yaffe, de Lublin au XVIII° siècle).... »

Les communautés juives ont toujours adopté des formes esthétiques présentes dans la société non-juive, mais sélectionnées et en conformité avec la pensée juive et les canons du judaïsme. Preuve encore qu’en dépit de leur mise à l’écart de la société environnante, elles savaient emprunter et adapter les techniques et les arts voire les améliorer, à leurs propres utilisations. La société juive n’apparaît jamais complètement étanche.

« On a trouvé des manuscrits enluminés remontant aux IX° et X° siècles dans la Guénizah du Caire. Pourtant la plupart des manuscrits conservés datent de la période comprise entre le XIII° et le XV° siècle. C’est sur la Haggadah de Pâque, consultée par tous les membres de la famille, que l’on trouve le plus grand nombre de dessins et d’enluminures. D’autres apparaissent cependant sur les Bibles et les livres de prières et de commentaires...En Italie dans ..les traités de médecine. Ces sujets des enluminures se réfèrent généralement à la Bible ; mais des éléments de la vie quotidienne, l’habillement et toutes sortes d’allégories se rapportant à des événements récents ne manquent pas d’apparaître. Les enluminures réalisées en Espagne sont influencées à la fois par l’art islamique et chrétien. Certaines d’entre elles privilégient les figures abstraites. Situées en Espagne, sur une page séparée (et non avec le texte), les enluminures se trouvent au contraire dans la marge sur les manuscrits ashkénazes. De nombreux Juifs des pays musulmans, en particulier ceux du Yémen et d’Afrique du Nord, étaient réputés pour la ferronerie d’art. Sur leurs livres prédominent les motifs géométriques et floraux. »

2) Le temps de la Renaissance juive : Ida Huberman dans son chapitre consacré à l’art juif et l’émancipation fait le parallèle entre l’effet que produit la Renaissance sur l’art et l’effet analogue que produit l’émancipation sur l’art juif. « Les bourgeois juifs décorent leur intérieur surtout de tableaux à thèmes juifs », ils se font mécènes et passent commande. « Les non-juifs apprécient également ces tableaux, les considérant comme romantiques ou exotiques. Les illustrations bibliques sont également nombreuses. »

« Beaucoup d’artistes juifs travaillent en Allemagne, en Angleterre, en Hollande, en Autriche et aux Etats-Unis. Moritz-Daniel Oppenheim (1801-1882) est l’un des plus remarquables peintres - il entra enfant, au héder et au Talmud Torah (instruction religieuse). L’émancipation lui permit d’étudier les Beaux-arts en Allemagne, en France et en Italie. C’était encore un tout jeune homme lorsqu’il réalisa les Frères Jung et leur maître, son style épuré traduit l’empreinte de l’école d’art nazaréenne, elle-même fortement influencée par l’art italien et la peinture de la Renaissance germanique. A la fin de sa vie la plupart des peintures d’Oppenheim prenaient pour thèmes des sujets de la vie juive - ainsi notons Le Retour du volontaire juif de la guerre de libération au sein de sa famille vivant selon l’antique tradition - ou bien Mendelssohn et Lavater jouant aux échecs sous le regard de Lessing »- Mariage traditionnel à Francfort ( 1861)-

De jeunes artistes rejoignent les capitales culturelles, Paris, Vienne ou Berlin :

a) Les peintres comme :

K.J. Ackersberg (1818) fixe son art au vêtement porté par les juifs comme objet d’intégration dans « la société des gentils », ainsi il peint la famille Nathanson en costume d’apparat selon la mode danoise.- (« Mendel Levin Nathanson fut à l’origine de l’ouverture d’écoles libres à Copenhague et joua un rôle dans la proclamation du décret royal (1814) qui assurait l’égalité quasi totale des Juifs ») -

Jacob (Jankel) Adler (1895 - 1949), « artiste de Lodz (Pologne), fixa les traditions populaires juives dans ses tableaux. Dans sa représentation des soldats juifs, il décrivit l’expérience de la Première guerre mondiale menaçant la survie de la vie traditionnelle juive. »

Maurycy Gottlieb (1856-1879) : « mort à 23 ans, était un artiste talentueux et prolifique. Elevé en Galicie, à Drogobycz, il fit ses études artistiques à Cracovie, Munich, Vienne et Lvov. Disciple de l’artiste polonais Jan Matejko (1838-1895), connu pour ses peintures aux thèmes historiques, Gottlieb s’interessa aux sujets juifs. »

Isidor Kaufmann, d’origine hongroise (1854-1921). « Les peintures de Kaufmann apportent des informations minutieuses, un équilibre pictural et une finesse d’exécution pour décrire avec réalisme et humour la vie des Juifs de Galicie, de Pologne et d’Ukraine. »

Samuel Schulman (1843 -1900), « Pour l’amour de Sion était la devise inscrite sur toutes ses œuvres...remarquable miniaturiste, il proposa en 1886 au sultan de Turquie la colonisation de la Transjordanie par des Juifs. Le sultan donna son accord, à la condition que Shulman puisse organiser cinq cents fermes familiales. Dans ce but, l’artiste envoya ses miniatures à des philanthropes. »

Wilhelm Tielman, « un artiste juif allemand. Ses lithographies représentant l’intérieur de la synagogue de Kassel (Allemagne) furent publiées en 1892 dans une très belle édition. A cette époque la reproduction de lithographies était au summum de son développement. »

Philippe Veith ( 1793-1877), « aborde avec le tableau Les deux Marie à côté de la tombe de Jésus, les concepts romantiques de « Nationalité » et de « Peuple », qui permirent l’adoption de la culture générale non juive, avec préservation du judaïsme. »

Source : Encyclopédie de l’histoire juive - « L’art juif et l’émancipation » de Ida Huberman - Editions Liana Levi/Du Scribe -

Max Liebermann (1847 - 1935) Berlin - Un des peintres Impressionnistes allemands les plus importants - Il vivait à Berlin, proche de l’Alexander Platz actuelle.

b) Des écrivains et des poètes :

« ... Ce n’est qu’au XIX° siècle que se développa une littérature et une presse permettant de rompre l’enfermement et d’acquérir peu à peu une notoriété internationale grâce à des auteurs Yiddish comme Mendele Moykher Seforim (1836-1917), Itzhak Leibush Peretz (1852-1915), Cholem Aleichem ( 1859 - 1916) de son vrai nom Rabinovitch, Salomon An-Ski (1863-1920) de son vrai nom Rapaport auteur du célèbre le Dibbouk, Cholem Ash (1880-1957), menant ainsi à la consécration suprême du prix Nobel de littérature d’Isaac Bashevis Singer (1904-1991) en 1978. La plupart de ces noms sont considérés tantôt comme polonais, tantôt comme russes, ukrainiens ou moldaves, mais leur dénominateur commun est le Yiddishland, le pays du Shtetl et des ghettos.

La reconnaissance du Yiddish comme langue fut obtenue, non sans contestations, lors d’une première conférence internationale tenue en 1908 à Czernowitz en Bucovine. On estimait à cette époque à douze millions le nombre de Yiddishophones dont plus des deux tiers en Europe. Enfin reconnue, la langue yiddish bénéficia à partir de 1920 d’un réseau d’écoles en Pologne et en Ukraine. Le théâtre connut un grand développement,... la musique et la chanson y tenaient une grande place. » (Source : Le destin juif et la musique, de Frans C. Lemaire, édi : Fayard)

Tandis qu’en Allemagne on s’éloigne du Yiddish pour n’adopter que l’Allemand.

Henri Heine (1797-1856), poète et écrivain juif allemand dont on ne peut faire l’économie malgré sa conversion au christianisme à l’âge de 28 ans. « Sa personnalité et son attitude envers le judaïsme incarnèrent la problématique vécue par un Juif du mouvement des Lumières dans l’Europe du XIX° siècle. » Vers la fin de sa vie, il sera pris de remords.

Chaïm Nahman Bialik (1873 - 1934), « Une figure marquante du grand renouveau culturel des communautés juives en Europe de l’Est. Sa poésie devient une source d’inspiration. La monumentale anthologie, publiée avec Y.H. Rawnitzki : Sefer ha-Agadah (le Livre des légendes), est une tentative pour préserver les œuvres traditionnelles. »

Uri Zvi Greenberg (1896 - 1980 « fut l’un des précurseurs du modernisme en poésie hébraïque et yiddish. Son œuvre caustique, influencée par l’expressionnisme, choquait certains lecteurs d’Europe de l’Est. Avec Meylekh Ravitch et Peretz Markish, il créa un groupe de jeunes poètes connu sous le nom de Khaliastre (la Clique). Son œuvre la plus célèbre en yiddish est Méphisto. »

Moses Hess (1812 - 1875), « L’un des fondateurs du socialisme allemand, pensait que le socialisme résoudrait les problèmes moraux et humains plutôt que les problèmes de classe. Hess crut tout d’abord à la solution de l’assimilation pour les Juifs. Cependant, l’émergence de l’antisémitisme moderne, ainsi que les nouveaux mouvements nationalistes en Europe, l’incitèrent à changer d’avis. Il publia ses analyses dans Rome et Jérusalem (1868), un livre qui appelle à établir un Etat juif en terre d’Israël, fondé sur les principes d’un judaïsme socialiste. »

c) La musique et les musiciens : « Un répertoire moderne de ces chants yiddish (le plus ancien étant celui publié à Worms en 1595 par Isaac Wallich) est venu jusqu’à nous grâce au recueil de Sussman Kisselgof et Alexandre Shitomirsky édité en 1923 à Berlin par les éditions Yuval créées par Joël Engel (collection résultant de la mission ethnographique russe qui avait étudié la culture des shtetl de 1911 à 1914), puis par le premier et seul volume (1934) de Mosh Bergovski édité à Moscou durant l’ère stalinienne. Deux ans plus tard paraissent, sous le même titre Yiddischer Folkslider, les textes sans musique, des poésies populaires réunies par Ezechiel Dobrushkin et A.D. Yuditski. Leur traduction russe inspirera Chostakovitch en 1948. Le répertoire du chant yiddish est évidemment immense puisqu’il va de la mer baltique à la Crimée, couvrant tous les aspects de la vie quotidienne, du berceau à la tombe, avec une puissance d’émotion particulière, imprégnée des malheurs qui ont rarement quitté le destin des Juifs même lorsqu’ils abandonnent le shtetl ou le ghetto pour partager la condition prolétarienne et les luttes du Bund au début du XX° siècle. »

Les musiques liées aux différentes festivités de la vie juive (mariages, bar mitsvot, naissances) donnent naissance à la musique dite Klezmer, que l’on retrouve également dans les répertoires de musique Tzigane. Les formations musicales Tziganes comprenaient souvent un musicien juif, elles étaient sollicitées pour les festivités familiales juives qui souvent constituaient leur seul gagne- pain, et en conséquence, jouaient le répertoire juif traditionnel. On retrouve presque le même shéma dans les pays d’Islam où les répertoires s’interpénètrent (musique arabo-andalouse, judéo-espagnole, maalouf...)

Parmi les plus grandes compositions classiques du XIX° siècle, l’influence yiddish et les thèmes bibliques apparaissent chez les compositeurs juifs et même ceux récemment convertis comme dans les Oratorios de Félix Mendelssohn-Bartholdi.

Le registre de la musique juive est si vaste qu’il fera l’objet d’un article séparé, je vous invite à vous y reporter prochainement : article « Musique juive et musiciens » histoire et destins.

http://www.judaicultures.info/ecrire/articles.php3?id_article=108



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