Dans la Modernité (du XIX° s à nos jours)

Avec les deux destructions du Temple de Jérusalem (-587 av.èc & 70 ap.èc), le Peuple Juif devint un Peuple exilé de sa terre de Judée et de Samarie. Sous l’Empire romain les Juifs sont citoyens romains, et constituent jusqu’à 10% de la population de l’Empire. Avec la conversion au Christianisme de Constantin, l’empire reconnait le christianisme comme religion d’Etat, et le Concile de Nicée (325) décide de la nature divine de Jésus. Les Juifs de l’Empire entreront dans une phase de mise à l’écart progressive par l’Eglise (Concile de Latran en 1215) de la société devenue chrétienne et qui distillera dans son enseignement, un antijudaïsme de type religieux.
Avec l’Hégire (622), les Juifs qui refusèrent l’Islam seront désormais, soumis au statut des dhimmis par le Pacte d’Omar, partout en terre d’Islam et jusqu’à nos jours.
Avec l’émancipation (1791 en France), l’histoire des Juifs en Europe s’est accélérée, et malgré une ascension sociale inhérente à l’égalité des droits, des pogroms se poursuivent en Russie, des accusations de crimes rituels apparaissent encore. L’Affaire Dreyfus marque une prise de conscience de la menace persistante qui pèse sur les Juifs. Ce contexte européen fait naître des mouvements de pensée dont l’idée sioniste.
Le projet nazi d’extermination du peuple juif en son entier, fait entrer l’humanité dans sa phase la plus barbare.
La création du Foyer National Juif puis de l’Etat d’Israël procèdent de ce long processus historique, mais aussi de la nature même du droit du Peuple Juif à retrouver sa terre.
Le Concile Vatican II réhabilitera le Peuple Juif dans sa mission d’élection et le déculpabilisera de la mort de Jésus, en donnant au dialogue entre Juifs et Chrétiens une priorité croissante, favorisant ainsi l’enseignement de l’estime mutuelle selon la formule de Jules Isaac.
Aujourd’hui, l’histoire des Juifs s’écrit principalement par celle de l’Etat d’Israël, mais aussi par des contextes régionaux eux-mêmes traversés de vagues d’antisémitisme et d’antijudaïsme modernes, travestis souvent derrière un antisionisme nouveau, nourris par un terreau ancien favorable en occident comme en orient.
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