LA VIE RELIGIEUSE JUIVE DANS LA FRANCE CONTEMPORAINE A TRAVERS L’EXEMPLE D’UNE GRANDE VILLE DU SUD : NICE DE 1860 à 1980
RESUMÉ DE LA THÈSE
Au lendemain du rattachement du Comté de Nice à la France en 1860, l’ancienne colonie juive de la ville est intégrée à la judaïcité française. Dès lors la vie religieuse locale se coule dans le moule du culte israélite consistorial. Néanmoins ce modèle est dès la fin du siècle confronté à l’Affaire, puis à la restructuration induite par la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat. En dépit de l’alerte de l’Affaire Dreyfus, le culte israélite niçois se conjugue et même se confond avec une pieuse dévotion à la Patrie. Dès les premières années du XXème siècle, l’israélitisme est mis en présence d’autres modèles religieux, importés par les immigrés d’Europe centrale, orientale et balkanique. Durant la Seconde guerre mondiale, l’inclusion du Comté dans la Zone libre, puis dans la zone d’occupation italienne, suscite un énorme afflux de réfugiés et favorise la réintroduction d’une véritable vie religieuse, qui est étouffée par l’arrivée "imprévue" des Nazis en septembre 1943. Au milieu des années 1950, la communauté s’enrichit de nouvelles vagues de migrants en provenance d’Afrique du nord, notamment du Maroc et de Tunisie. Le rapatriement d’Algérie, la Guerre des Six-Jours, la redécouverte des sources juives par la jeunesse, le rayonnement de communautés de stricte observance expliquent le mouvement de retour de secteurs significatifs de la population juive vers un judaïsme traditionnel.
Joëlle VALENTE
Docteur en histoire
Guide - conférencière du réseau des villes et pays d’art et d’histoire
Spécialités : Histoire, Société et Patrimoine juifs
jovalente@free.fr


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