« Belzec »
,
film de Guillaume Moscovitz,
« (...) Le meurtre de masse industrialisé du peuple juif par les Nazis ne s’est pas arrêté aux meurtres des vies, il a continué avec la destruction des cadavres de ceux qui avaient été exterminés : effacement des corps, des noms et des lieux. Ce que l’on appelle aujourd’hui le négationnisme était déjà au principe même du meurtre nazi : l’effacement des traces de l’extermination faisait partie du plan d’anéantissement du peuple juif. A part Rudolf Reder décédé à la fin des années soixante et Chaïm Hirszmann mort assassiné à Lublin au lendemain de la guerre, personne n’est revenu du camp d’extermination de Belzec pour témoigner.
En filmant les séquelles de cet effacement, le cinéaste montre la violence de notre présent : là où il n’y a que destruction, comment attester de ce qui a été ? »


Commentaires