Avec Robin Renucci dans le rôle de Wladyslaw Szpilman, accompagné au piano par Mikhaïl Rudy, artiste franco-russe, spécialiste de Chopin.
Les premieres images du film sont les derniers documents filmés de la vie juive à Varsovie, juste avant l’entrée des Allemands dans la ville. Par delà le mur qui enferme la population du ghetto, la grande Roue d’un Luna-Park tourne, c’est un détail réel de l’époque.
1939, Varsovie tombe sous les bombes allemandes, le Pianiste enregistre un Nocturne de Chopin, dans les studios de Radio Pologne. Il brille déjà d’un certain renom, il est Juif et va partager le sort de tous les Juifs qui progressivement seront frappés d’interdits, d’enfermement puis de déportation vers les camps de la mort programmée par les nazis, des Juifs d’Europe.
Six années vont passées, le Pianiste a survécu, il joue à nouveau le Nocturne de Chopin à Varsovie.
Ce film est réputé être un exemple cinématographique fort réussi sur le plan de la Pédagogie de la Shoah, il peut être montré à des enfants, il peut être analysé en classe car il montre le processus des interdits et de la déportation qu’on peut remettre dans le cadre de l’histoire, et des lois discriminatoires qui frappent les Juifs.
Il met l’accent sur les sentiments qu’éprouvent les familles, au fur et à mesure des interdits qui tombent et des informations d’actualité de l’époque, également le processus de déchéance humaine, mais aussi la révolte, la résistance, la survie, les actes de bravoure et de sauvetage, comme la lacheté, la délation, la violence gratuite.
Un grand film à ne pas négliger dans l’enseignement de la Shoah.
Par ailleurs, un grand film tout court, pour la musique, les jeux d’acteurs, les émotions, le scénario épuré.


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