"Les Protocoles de la Rumeur" était un film nécessaire, sera-t-il vu par les prêcheurs de la Rumeur ?
Faut-il préciser que personne n’est capable de dénombrer les catégories religieuses par bureau, par société, par étage de n’importe quel buiding situé sur n’importe point de la terre ? Faut-il préciser encore que le mur des noms érigé à New-York et les obsèques qui furent célébrées témoignent s’il en est, que toutes les confessions et nationalités étaient représentées parmi les 3000 victimes ?
Nous savons aujourd’hui le malaise qui envahit le coeur des Juifs, à travers ce monde-ci, le monde de l’après Inquisition, de l’après dhimmitude, de l’après pogroms, de l’après Dreyfus, de l’après Shoah, de l’après Vatican II, etc... la liste est longue et le coeur gros.
Dire la vérité historique ne suffit donc pas, elle est dévoyée par un délire de mots qui révèlent les maux plus profonds, presque originaires des meurtriers du Père, du Bouc émissaire archétype : le Juif éternel.
On s’en fiche partout de savoir que le texte des "Sages des Protocoles de Sion" fut à l’origine un pamphlet anti-tsariste, il sert des intérêts obscurs de l’Extrême Droite aux Islamistes, la fin justifiant les moyens, il est sans cesse imprimé (en Nouvelle Zélande comme en Arabie Saoudite) et diffusé. Il devient même un feuilleton télévisé en Egypte. Pourvu que l’image du Juif incarne le mal, c’est bon pour la politique intérieure et la provocation à l’occident.
On s’en fiche partout ou on minimise les propos, les intentions des prêcheurs anti-juifs, créant le Malaise des Juifs dont on n’ose plus dire qu’ils sont paranoïaques, mais à qui on a enlevé petit à petit le droit de parler, d’éveiller le monde sans être écrasés d’invectives.
Un film était nécessaire, mais qui aura le courage politique nécessaire pour faire taire la rumeur qui se fait menaçante.


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