KLEZMER -
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« Klezmer » « est le mot judéo-allemand pour « musicien ». Aujourd’hui ce mot connaît, un sens plus large, signifiant l’ensemble de la musique populaire instrumentale juive. Cette musique est issue d’une tradition juive séculaire et transmise de génération en génération. A la fin du XIX° siècle, la musique Klezmer a été à l’apogée de sa grandeur en Europe orientale et dans les nombreuses communautés juive (les Sjtetls). Le Klezmer jouait un grand rôle dans les fêtes juives, notamment pendant les noces. Ces khasenes, qui pouvaient durer toute une semaine, étaient impensables sans l’orchestre Klezmer (le ‘kapelye ‘).
Durant la transition du XIX° siècle au XX° siècle, beaucoup de Juifs (parmi lesquels se trouvaient de nombreux musiciens - les Klezmorim -) ont émigré aux Etats-Unis sous la pression de mouvements antisémites. Des enregistrements de musiciens célèbres de cette époque, comme Abe Schwartz et Naftule Brandwine, ont été conservés. Cependant, beaucoup d’orchestres Klezmer se sont rapidement tournés vers le répertoire jazz, qui était beaucoup plus populaire aux Etats-Unis, laissant la musique Klezmer tomber dans l’oubli. Pendant les années soixante-dix, le Klezmer fut redécouvert par des musiciens juifs comme Lev Liberman et Giora Feidman et devint à nouveau populaire. »
LE KAPELYE - « A l’origine, les orchestres Klezmer étaient principalement formés par des violons, une contrebasse et une cymbale. Plus tard, l’accordéon a remplacé la Cymbale et des instruments à vent, comme la clarinette et la flûte, ont été ajoutés. »
LE STYLE - « Du fait que les orchestres Klezmer menaient une vie nomade, leur musique est un mélange de styles différents. Dans le Klezmer, on trouve des similarités avec la musique balkanique, slave et bohémienne. Le jazz américain a également sa part d’influence. La musique Klezmer a quand même un caractère unique : elle est un mélange de joie et de mélancolie. »
L’EXECUTION DE CETTE MUSIQUE -
La base de la musique Klezmer est constituée par des mélodies et les klezmorim connaissent bien l’art d’orner ces mélodies d’innombrables façons. Bien que l’ornementation soit le domaine dans lequel chaque musicien développe son propre style, il existe quelques techniques générales :
Octavier : La mélodie est jouée à l’octave supérieure ou inférieure (par exemple dans le cas d’une reprise).
Le trille : Le trille est commencé par la note supérieure (intervalle de seconde) et est joué souvent sur la deuxième et/ou la quatrième croche.
Le glissando : Le ton de la note est pris plus bas et est ensuite monté (utilisé principalement pour les notes à longue durée).
L’appogiature : souvent, à côté de l’appoggiature d’une seconde majeure ou mineure, on joue aussi une appoggiature d’une quarte ou d’une quinte (imitation d’une forme d’interprétation vocale). »
Il est instructif d’écouter les techniques d’ornementation inégalables de la plupart des Klezmers, dont le clarinettiste Giora Feidman.
Source : Klezmers arranged by Coen Wolfgram - De Haske - Holland -


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