La calligraphie hébraïque
- ketoubah type Sépharade
- Acte de mariage
La calligraphie est un élément important dans l’art Juif et dans la tradition religieuse. Les Sofer se doivent de maîtriser un très grand nombre de règles avant de pouvoir écrire les différents textes inclus dans les objets du culte juif. Ils interviennent dans l’écriture des textes se trouvant dans les Tephilines ou les Mezouzot. Ils écrivent intégralement les rouleaux de la Torah ainsi que le rouleau d’Esther. Depuis les temps bibliques ils possèdent une part fondamentale dans la transmission de la tradition juive.
La loi religieuse exige des scribes une écriture belle et ’parfaite’. Mais il ne s’agit pas pour autant d’art proprement dit. Les calligraphes juifs, quant à eux, ont joués un rôle dans la décoration des lieux de cultes, dans la rédaction des autres textes juifs (Ketouba, Haggadah...). Ces textes, souvent enluminés, montrent l’influence que les pays de la diaspora ont eux sur l’art Juif. Ainsi, on peut trouver des styles d’alphabets Ashkénazes et Sépharades :
Illustration de type ashkénaze de l’Ecclésiaste Contrat de mariage de type Sépharade
Malgré l’invention de l’imprimerie, les calligraphes juifs ont continué d’écrire et d’orner les contrats de mariage ou certaines Haggadot. L’imprimerie n’a pas totalement remplacée l’écriture manuscrite jusqu’au XXe siècle pour deux raisons principales : tout d’abord la loi religieuse exige que certains textes soient écrits à la main par un sofer. De plus, les juifs dispersés dans le monde, n’ont pas tous accès à l’imprimerie.
Aujourd’hui la calligraphie hébraïque se développe principalement en Israël (l’hébreu y étant la langue nationale) dans le domaine religieux ainsi que dans la graphie, le design ou la publicité.


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