Le Prix France Culture Cinéma 2010 va à Ronit Elkabetz

Un Prix pour l’artiste et l’oeuvre
Le jury était présidé par Julie Gayet, actrice et productrice.
Créé en 1999, le Prix France Culture Cinéma distingue depuis 2006, lors du Festival de Cannes, une personnalité du cinéma pour la qualité de son œuvre ou/et la force de son engagement.
Ronit Elkabetz incarne sans nul doute le cinéma israélien dont il se dégage une force poétique comme une certaine violence dans l’engagement et le propos.
Ronit Elkabets est née en 1966 à Beer Sheva, d’une famille d’origine marocaine. 1980, elle décroche son premier rôle dans Le Prédestiné de Daniel Wachsmann. Elle se distingue dans le film Eddy King’ de Gidi Dar, et Sh’Chur (1994) de Shmuel Haspari, pour lequel elle obtient le prix de la meilleure actrice en 1994 aux « Israël Academy Awards ».
Au sommet de son succès, Ronit Elkabetz décide de s’installer à Paris en 1997 et recommence à zéro, alors inconnue en France. Elle touche au théâtre, dans un spectacle sur la vie de Martha Graham au festival d’Avignon 1998 avec un metteur en scène israélien, Emmanuel Pinto. Forts du succès, le spectacle est joué à Paris jusqu’en 1999.
Film "Origine contrôlée" de Zakiah et Amed Buschala, 2000.
Film "Mariage tardif" de Dover Kossashvili, 2001 qui vaut à Ronit Elkabetz de nombreuses récompenses : Prix de la meilleure actrice aux « Israeli Academy Awards » en 2001, au Festival International du Film de Thessalonique (2001), au Festival International du Film à Buenos Aires (2002) ainsi que le prix du
« Critics’ Choice » aux Etats-Unis en 2003.
Film "Alila" de Amos Gitaï, en 2002 ;
Film "Mon trésor" Keren Yedaya, Caméra d’Or à Cannes en 2004 ;
Film "La visite de la fanfare" en 2007 ;
Film "La Fille du RER" d’André Téchiné en 2009 ;
Film "Cendres et sang" de Fanny Ardant en 2010 ;
Film "Tête de turc" de Pascal Elbé, en 2010 ;
Film "Les mains libres" de Brigitte Sy, 2010 ;
Les films produits avec son frère Schlomi, peu ou prou auto-biographiques, sont particulièrement inspirés de cette atmosphère prégnante du couple séfarade qui se déchire (Prendre Femme) en 2003, de la bourgade du désert dans le Neguev (La visite de la fanfare) en 2007, des relations conflictuelles dans une fratrie séfarade (Les sept jours) dont on perçoit une sensibilité à fleur de peau que Ronit Elkabetz incarne avec force et sensualité.
Ronit Elkabetz vit aujourd’hui entre Israël et la France.

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