Joyeux Hannoucca !
La fête de Hanoucca au sens religieux célèbre un miracle inclus dans un contexte historique et géo-politique propre à la région située aujourd’hui entre les Territoires de l’Autorité palestinienne et Israël dont le Temple de Jérusalem est non seulement le centre du miracle mais le lieu qui a créé le sens de cette fête qui s’est imposée au judaïsme ; à savoir la conquête de la liberté de culte et de conscience d’un peuple minoritaire ou occupé. Une fête instituée par la dynastie des Hasmonéens, précisément parce que le récit met en valeur la fondation de cette dynastie, par l’histoire qui l’accompagne et l’héroïsme de Mathatias, le patriarche fondateur. Il y avait Mathatias et ses fils Juda, Jonathan, Simon, ceux qu’on appellera les Maccabées.
A l’époque, il suffisait à la classe sacerdotale de faire libérer le Temple, de le purifier (d’où le miracle que la fête a retenu et que les Juifs célèbrent), de retrouver cette liberté de culte fondamentale face à un régime helléniste à outrance. Et cela, quitte à sacrifier sa propre indépendance politique, par manque de vision politique sans doute de la part des Exilarques du Temple.
C’est l’obstination absurde d’Antiochus IV Epiphane qui valut aux Maccabées de s’imposer politiquement, militairement et de reconquérir cette fois davantage que le Temple, mais le pays et d’y asseoir - pour un temps - une souveraineté juive, avant que les Romains ne viennent y mêler leurs sandalettes.
Ce qui fait aujourd’hui l’universalité de Hanoucca, c’est précisément que cette fête inaugure une ère des Lumières composée de la liberté de conscience et de la conquête du droit qui forment une Nation.


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