Parcours de grandes familles israélites de Belfort

lundi 28 juin 2004
par Nadia Darmon.H
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Les familles qui ont compté, celles pour qui le souvenir des belfortains est demeuré intact..., Des hommes qui ont marqué par leurs oeuvres civiques, industrieuses, caritatives et politiques la société dans laquelle ils vivaient.. Leur contribution fait partie intégrante du patrimoine culturel juif. Cette liste n’est pas exhaustive et ne demande qu’à s’étoffer par la contribution de chacun.

Parcours de grandes familles israélites de Belfort

BONNEFF Marcel

Négociant, adjoint au maire de Belfort (Giromagny 17.04.1885 - Belfort 19.09.1937) Israëlite. Fils de Joseph B. et de Joséphine Picard. Marié à Myriam Blanche Piquard. Négociant en bestiaux, installé rue de Châteaudun à Belfort, il est élu conseiller municipal en 1925 sur la liste d’Union des gauches. Adjoint au maire en 1935, il se dévoue au service des déshérités. André LARGER

BONNEF Pierre Joseph

Maire de Belfort (Belfort 10.11.1921 - Belfort 12.10.1997) Catholique. Fils du précédent. Marié le 27.03.1948 à Belfort avec Huguette Jeanine Spetz, fille d’André S.., comptable, et d’Andrée Pérat. 2 enfants. Etudes au lycée de Belfort puis à Nancy où il obtient une licence de droit. A la déclaration de guerre, il se réfugie en Haute-Savoie, puis passe dans la clandestinité et rejoint le maquis. D’août 1943 à septembre 1944, il participe à de nombreuses actions de résistance. Rendu à la vie civile, il travaille dans le cabinet d’avoué d’Emile Géhant, puis dans celui de l’avocat Pierre Beauquier. En 1948, il entre en qualité de comptable à la Société industrielle de Delle dont il devient par la suite directeur administratif puis directeur financier jusqu’à sa retraite en 1982. Il fait son entrée en politique aux élections municipales de 1971, sur la liste de Jean-Marie Bailly dont il devient l’adjoint chargé des finances et auquel il succède, dans les conditions difficiles, le 10.12.1974. Gestionnaire rigoureux, unanimement respecté, il accomplit durant ses trois années de mandat un travail considérable : achèvement du parc de loisirs des Résidences (tennis, patinoire), service de cobalthérapie de l’hôpital civil, crêches familiales et haltes-garderies, nouvelle usine d’incinération, jumelage avec Léonberg, etc.. Il enclenche le processus de restructuration de Belfort, en signant, en janvier 1977, avec Jean Lecanuet, ministre d’Etat le contrat Belfort ville moyenne et en procédant à des acquisitions foncières (Champ de Mars, casernement de gendarmerie mobile près de la porte de Brisach, terrains Citroën et Tournesac sur lesquels sera édifié le passage de France). Il est battu en 1977 par Emile Géhant et en 1983 par Jean-Pierre Chevènement. Elu juge suppléant au tribunal de commerce le 14.06.1964, il devient rapidement titulaire et, en 1986, succède à Jean-Marie Jeannelle à la présidence. Vice-président du conseil régional (1972-1977). Président du district urbain de Belfort (1974-1977). Président de la Fondation Pompidou. Croix de Guerre. Médaille de Résistance. Officier de la Légion d’honneur.

Lire : Grudler (Ch), Larger (A), Les maires de Belfort de 1800 à nos jours, Mulhouse, 1993, p 139-163 ; Le Pays et l’Est Républicain du 13 au 16.10.1997.

André LARGER

BUMSEL

Famille israëlite originaire de Hagenthal-le-Haut, Haut-Rhin, où on la trouve dès le début du XVIII° siècle. David Bumsel (1774 - 1846), fils de Hirtz (v. 1730 - 1800), petit-fils de Moyse (v. 1700 - 1740), est son premier représentant dans le Territoire de Belfort. Il s’installe à Sermamagny en qualité de commerçant et s’y marie dans la première moitié du XIX° siècle.

Ordre de classement : 1. Moyse (1819 - 1907), marchand d’étoffe 2. Salomon (1850 - 1922), négociant 3. Adam (1857 - 1918), négociant 4. Emile (1859 - 1920), négociant 5. Gaston Gabriel (1899 - 1982), négociant 6. Lucien (1899 - 1943), négociant

1.

Moyse

Marchand d’étoffe (Hagenthal-le-Haut), Haut-Rhin, 29.12.1819 - Belfort 12.07.1907), israëlite. Fils de David B. et de Rachel Veül. Marié le 22.01.1850 à Françoise Lévy, fille de David L.., marchand de farines, et de Clarisse Ruff. Quatre enfants.

Domicilié à Beaucourt à ses débuts, il descend à Belfort avec ses ballots d’étoffes et vend directement sa marchandise sur le trottoir. Il s’installe ensuite rue de l’Etuve et, aidé par ses trois fis, Salomon, Adam et Emile, ouvre en 1877 une petite boutique de tissu faubourg de France. Sa fille Rachel épouse Léon Schwob, maire de Belfort de 1919 à 1920.

En 1885, le premier magasin est trop à l’étroit dans ses murs. La boutique traverse la chaussée et vient s’installer en face au n° 28. Elle ne cesse dès lors de s’agrandir. De nouveaux rayons naissent : bonneterie, chemiserie, confection pour dames, etc..

2.

Salomon

Négociant (Belfort 09.11.1850 - Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, 13.10.1922), Israëlite. Fils du précédent. Marié le 08.11.1897 à Belfort avec Cécile Bloch, originaire de Wintzenheim (Haut-Rhin). Il gère l’affaire familiale avec ses deux frères.

3.

Adam

Négociant (Belfort 24.06.1857 - Giromagny 15.08.1918) Israëlite. Frère du précédent. Célibataire. Tête pensante de la famille, il est à l’origine, en 1912, de la transformation de l’affaire en société anonyme. Une partie des anciens bâtiments est rasée pour laisser place à un grand magasin construit sur le modèle parisien avec trémie centrale, grand escalier à double révolution, coupole ouverte sur le ciel, comportant trois étages et un sous-sol. L’expansion se poursuit. En 1919, la société acquiert le magasin de meubles Au vieux chêne appartenant à la famille Bernheim. En 1927, cinquante ans après sa création, la Maison Bumsel compte quatre départements (Nouveautés, Meubles et Ameublement, Alimentation, Bijouterie) avec des succursales à Audincourt, Mulhouse et Thann. Adam préside le conseil d’administration de la Maison Bumsel dont Paul Bernheim est le premier président directeur général.

4.

Emile

Négociant (Belfort 08.09.1859 - Belfort 28.10.1920) Israëlite. Marié le 16.06.1902 à Belfort avec Céline Sarah Bloch, originaire de Soultz. Il gère l’affaire familiale avec ses deux frères.

5.

Gaston Gabriel

Négociant (Belfort 26.04.1899 - Paris 29.11.1982) Israëlite. Fils de Salomon. Marié à Epinal avec Renée Ullmann. Avec Lucien, son frère jumeau, il seconde dans un premier temps son père et son oncle Adam dans la direction de l’entreprise familiale. Il s’occupe plus particulièrement de la gestion administrative. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Maison Bumsel est gérée par deux codirecteurs nommés par le Commissariat aux affaires juives. A la Libération, assisté d’un cousin, Jacob Guguenheim, il reprend la direction de l’affaire. L’ampleur du développement de l’entreprise l’oblige à s’affilier à un groupement d’achats : la Société française des Nouvelles Galeries Réunies à Paris. Président directeur général de 1933 à 1964, il prend ensuite sa retraite et, n’ayant pas de fils, cède ses parts aux Nouvelles Galeries.

6.

David Lucien

Négociant (Belfort 26.04.1899 - Auschwitz, camp de Monowitz, Pologne, 25.11.1943) Israëlite. Frère jumeau du précédent. Marié avec Germaine Lindheimer. Avant la première Guerre mondiale, il s’occupe plus spécialement de la vente et devient correspondant de la Chambre de commerce. Le 30 septembre 1943, il est arrêté, déporté et décède au camp de Monowitz.

André EGREMY, André LARGER, Marie-Thérèse RILLIOT

DIDIESHEIM

Faute de pouvoir reconstituer l’histoire de cette famille qui sans doute eut une certaine notoriété à Belfort, nous donnons leurs noms :
- Madame Didiesheim Bernard née J.Bloch : décédée le 22.07.1892.
- Georges : décédé le 9.11.1910.
- Madame Didiesheim David née Bumsel : décédée le 21.01 ;1908.
- Arthur : dcd 9.11.1929.
- Ernest : dcd le 13.04.1929.
- Roger : dcd 28.10.1943.

- Dietisheim Arthur : dcd à Vienne (Isère) le 8.12.1929.
- Madame Dietisheim Arthur : dcd 20.11.1947.
- Dietisheim Mathilde : 26.12.1948.

« A ma connaissance tous les Didiesheim [1] et > orthographe voisine > Ditisheim par exemple descendent de Berlé, ou > Bernard Didiesheim > qui a été enterré à Hegenheim, et qui vivait en > 1690... > C’est une famille franco suisse, rien d’étonnant > d’en trouver à > Belfort, un de mes cousins a fait une généalogie très > complète, où > l’on trouve des milliers de descendants de cette > famille, qui hélas > ne sont pas tous restés dans le judaïsme. > Mes ancêtres Didiesheim sont à l’origine des > montres Longine. »

DREYFUS

Famille de confession israëlite d’origine alsacienne dont le plus ancien membre connu est Israël Dreyfus (1727-1793) installé à Rixheim. Son fils Abraham Israël (1756-1810) ouvre un commerce de boucherie et pratique le prêt d’argent. Jacob (1783-1838), le fils de ce dernier, devient colporteur, tout en secondant son père. Il quitte Rixheim en 1835 et s’installe à Mulhouse avec sa famille. Son fils Raphaël, devenu commissionnaire en tissu, étend progressivement ses affaires et, avec l’aide de l’industriel mulhousien André Koechlin, qui lui consent un prêt important, crée sa propre filature de coton en 1862. Il a sept enfants dont Jacques, son fils aîné, manufacturier à Belfort, Mathieu (1857-1930) marié à Suzanne Marguerite Schwob, fille d’industriels d’Héricourt, Alfred (1859-1935) dont le procès a marqué en profondeur le paysage politique français.

Jacques

Manufacturier (Mulhouse, Haut-Rhin, 07.07.1844- Belfort 15.03.1915) Israëlite. Marié le 29.06.1874 à Paris avec Louise Wimpfheimer, fille d’un industriel de Philadelphie (USA). 7 enfants.

Ses études à Mulhouse achevées, il entre dans l’entreprise familiale. En 1870, il s’engage dans la Légion d’Alsace-Lorraine et combat dans les rangs de l’armée de l’Est, laquelle échoue dans son offensive visant à débloquer Belfort. En 1872, la famille Dreyfus quitte Mulhouse pour Bâle puis la France, sauf Jacques qui demeure à Mulhouse afin de sauvegarder la filature familiale. Il n’est pas encore possible d’ouvrir une succursale à Belfort, ca le prêt consenti par André Koechlin, en 1862, n’est pas remboursé dans sa totalité. Ce n’est qu’après la mort de Raphaël, leur père, en 1893, que les enfants, tout en modernisant l’entreprise de Mulhouse, édifient à Belfort une filature de coton. C’est à ce moment que Jacques acquiert la nationalité française et vient s’installer à Belfort (1897), où il se fait construire une très belle demeure avec parc, à proximité du fort Denfert-Rochereau (actuel Cimetière de Bellevue). Quand éclate « l’Affaire Dreyfus », son domicile sert de relais à son frère Mathieu ; lequel se consacre à la défense d’Alfred et séjourne à Belfort lorsqu’il se rend en Alsace. La police surveille de près ses activités et il est en butte à l’hostilité des antidreyfusards belfortains. Les manifestations de haine atteingnent leur paroxysme après janvier 1898. Ses deux plus jeunes enfants doivent quitter le lycée de Belfort, le proviseur ne pouvant plus assurer leur sécurité. Une partie de sa famille se réfugie chez les beaux-parents de son frère Mathieu, à Héricourt. Le 9 septembre 1899, sa demeure est lapidée, obligeant la police à dégager la foule et à monter la garde durant la nuit. Après la Première Guerre mondiale, la famille Dreyfus qui a vu plusieurs de ses membres tomber au champ d’honneur, renonce à toute activité industrielle et revend l’établissement de Mulhouse au groupe Boussac, et celui de Belfort aux frères Schwob d’Héricourt.

Le Pays du 19.02.1985 ; Bulletin du cercle généalogique d’Alsace n°104, 4/1993, p.414-419 ; Burns (M), Histoire d’une famille française, les Dreyfus, Paris 1994 ; Pagnot (Y), « La famille Dreyfus, l’affaire et Belfort », Belfort-mag n° 41, oct. 1994, p.32.

André LARGER

Une partie de la famille Dreyfus dont Jacques, est inhumée dans le cimetière israëlite de Belfort.

DREYFUS Paul

Journaliste (Mulhouse, Haut-Rhin, 07.04.1865 - Toulon, Var, 13.03.1943) Israëlite. Fils de Charles D.., mécanicien, et de Marie Anne Schwob. Marié avec Pauline Bloch originaire de Remiremont (Vosges). Après le traité de Francfort (1871), sa famille opte pour la France, le 30.04.1872 à Belfort, et s’installe dans cette ville. A 21 ans, il devient administrateur-gérant du journal républicain progressiste La Frontière et conserve cette responsabilité jusqu’en 1895. La Frontière survit grâce à l’élan insufflé par Charles Fréry, son fondateur, mais aussi, grâce aux qualités de gestionnaire de Paul Dreyfus et aux prêts consentis par lui-même et par les militants comme Nicolas Simon, Charles Stracmann, etc... afin de contribuer à l’équilibre financier du journal.

En 1894-1895, il s’oppose à Laurent Thiéry sur l’avenir du journal et, n’ayant pas l’appui de la majorité des actionnaires, démissionne, fonde L’Imprimerie Nouvelle et devient le correspondant du Petit Comtois, journal républicain de Besançon influent dans le Territoire de Belfort. Apparenté à Alfred, Mathieu et Jacques Dreyfus, il épouse la cause dreyfusarde marginale à Belfort. Il devient gérant et imprimeur d’un nouveau journal, Le Haut-Rhin républicain, lancé en 1899 et organe du courant dreyfusard dont les chefs de file sont issus de la haute bourgeoisie protestante (Georges Koechlin, Ernest Boigeol, Philippe Berger, Ferdinand Scheurer, etc..). Très présent dans la vie culturelle et politique locale, il participe aux débats qui opposent les jeunes républicains de La Semeuse, aux partisans du Sillon et aux socialistes, et soutient tout naturellement la politique de défense republicaine du « bloc des gauches » dont il constitue, avec les autres dirigeants du Haut-Rhin républicain, l’aile modérée, L’Alliance républicaine démocratique (ARD). Il se présente, sans succès, aux élections municipales de 1912 sur la liste du Haut-Rhin républicain.

En 1902-1903, il participe à l’implantation à Belfort de la Ligue des droits de l’homme, opération très difficile en raison de la puissance et de la virulence du courant anti-dreyfusard local.

Après la Première Guerre mondiale, très affecté par le décés de son fils des suites de ses blessures, peu après l’armistice, il réduit considérablement ses activités. Paul Dreyfus est représentatif de cette élite de la diaspora alsacienne, venue s’installer à Belfort après la guerre de 1870, qui s’est parfaitement intégrée et a fini par prendre le pas sur la bourgeoisie locale.

Journaux locaux, La Frontière et Le Haut-Rhin républicain ; témoignages familiaux. Jean MARTELET

DREYFUS Georges dit Darius

Militant socialiste (Belfort 29.07.1877 - Paris 23.05.1927) Israëlite. Fils de Bernard D.., marchand de bois, et d’Henriette Lang. Marié le 04.12.1906 à Bâle avec Marthe Schmoll.

Issu d’un milieu modeste, il entreprend dès 13 ans son apprentissage d’employé de commerce. Autodidacte, il devient rédacteur à la Petite République. Dès 1898 à 1906, il se révèle comme l’élément le plus précieux d’un petite mouvance ouvrière socialisante. En 1898, il crée à Belfort, avec Werlings, un groupe socialiste de tendance blanquiste, Le Réveil Social, et adhère au Parti socialiste révolutionnaire. En 1899, il joue un rôle prépondérant, aux côtés de Pierre Biétry, lors des grandes grèves qui secouent la région de Belfort-Montbéliard. Il est arrêté en 1900, lors des grèves de Giromagny. Dans les années qui suivent, il crée la Fédération socialiste et devient membre de son conseil national. Il rayonne sur l’ensemble du département et provoque la création de syndicats et de sections socialistes à Valdoie, Giromagny, etc...

En 1905, il crée le Travailleur du Haut-Rhin, éphémère (il ne dure que sept mois) organe de la SFIO dans le département. Grâce à son action, les socialistes peuvent être réellement présents lors des élections, en se situant à gauche des candidats de La Frontière. Une liste ouvrière et socialiste est présente lors des élections municipales de 1900 à Belfort. Georges Dreyfus anime la campagne mais n’est pas candidat, faute d’être électeur. Aux élections législatives de 1906, il est le premier candidat à se présenter sous l’étiquette socialiste dans le département, mais ne recueille que 311 voix dans la première circonscription. S’il privilégie l’action politique, il ne néglige pas pour autant l’action syndicale. Il crée et anime le syndicat des employés de commerce qu’il fait adhérer à la Bourse du Travail de Belfort. Il en devient l’un des dirigeants et contribue à la diffusion des idées « révolutionnaires » de la CGT et de certaines revendications, notamment les 8 heures. Il ne parvient cependant pas à obtenir des résultats décisifs. La mouvance socialiste ne s’étoffe pas et son activité demeure épisodique. La cohabitation entre libertaires et socialistes, aggravée par des querelles de personnes, est difficile. Bien que secrétaire adjoint, en 1904 et 1905, de la Fédération ouvrière du Territoire de Belfort (créée en 1899), il reste, avec son groupe, minoritaire à l’intérieur de celle-ci, se situant entre la majorité réformiste, proche d’Emile Py et de Charles Schneider, et une minorité révolutionnaire (syndicat du textile : Gsell, Croissant) défendant les thèses de la CGT, mais refusant tout contact avec les socialistes.

Si l’on en croit certaines sources policières, il est l’ami du jeune L.O. Frossard et de sa mère, laquelle est israëlite. Il contribue ainsi à la vocation du jeune instituteur et l’introduit dans le cercle socialiste en pleine décomposition. A la fin de l’année 1906, il quitte le Territoire de Belfort pour Remiremont (Vosges), où il finit par devenir négociant et où il poursuit son action politique. Georges Dreyfus est l’exemple le plus connu de ces « israëlites » de Belfort qui ont contribué à la formation d’une mouvance socialiste, car déçus par un mouvement républicain jugé trop timoré lors de « l’Affaire Dreyfus » et dont l’attitude face à l’antisémitisme est ambiguë.

Vasseur (D.), Les débuts du mouvement ouvrier dans la région de Belfort-Montbéliard (1870-1914), thèse de doctorat, Paris 1964 ; Maitron (J.), Dictionnaire biographique du monde ouvrier, t.12, 1974, p.75.

André LARGER, Jean MARTELET

DREYFUS-SCHMIDT

Famille originaire de la région de Mulhouse où elle est présente depuis le XVIII° siècle au moins. Isaac Dreyfus, le premier à s’installer à Belfort, ajoute à son nom, après son mariage en 1894, celui de son épouse Rachel Schmidt. Il est dès lors connu sous le nom de Dreyfus-Schmidt, se distinguant ainsi des autres Dreyfus nombreux à Belfort. Ses descendants ayant fait un usage constant de ce patronyme durant près d’une centaine d’années, le Conseil d’Etat, par décret du 10.03.1988, change officiellement à l’état civil le nom de « Dreyfus » en celui de « Dreyfus-Schmidt.

Ordre de classement : 1. Isaac (1862 - 1934), employé de commerce 2. Pierre (1902 - 1964), député, maire 3. Michel ( , avocat, Sénateur du Territoire de Belfort, Vice-Président du Congrès Juif Européeen.

1.

Isaac

Employé de commerce (Mulhouse, Haut-Rhin, 12.03.1862 - Belfort, 27.10.1934) Israëlite. Fils de Mathias D. (décédé à Mulhouse le 27.11.1881) et d’Esther Ebstein. Marié le 03.07.1894 à Belfort avec Rachel Schmidt, originaire de Bisheim (Bas-Rhin) où elle est née le 16.06.1867, fille de Charles Schmidt et d’Esther Kahn. 5 enfants.

Très jeune, il est envoyé à Belfort au lycée, créé en 1873 au lendemain de la guerre de 1870-1871, où de nombreux jeunes Alsaciens viennent recevoir une instruction française. Le 08.08.1885, il signe un engagement volontaire de cinq ans dans la Légion étrangère, afin de bénéficier de senatus-consulte du 14.07.1865, lequel accorde une naturalisation de plein droit à toute personne ayant résidé pendant trois ans en Algérie, où se trouve justement Sidi-Bel-Abbès, siège de la Légion étrangère. Isaac Dreyfus est naturalisé par décret de 1.08.1889. Il travaille de longues années comme employé, voyageur de commerce de la maison de tissus en gros Lévy-Grunwald et Schmidt (LGS) du nom de deux beaux-frères associés : Edouard Lévy-Grunwald, maire de Belfort en 1925, et Léon Schmidt époux de Cécile Lévy-Grunwald et frère de Rachel Schmidt. Militant « radical-socialiste et socialiste » sa vie durant, Isaac Dreyfus-Schmidt devient, le 29.06.1895, « Maître » à la loge maçonnique belfortaine Tolérance et fraternité du Grand Orient de France ; le 29.03.1923, il est reçu au « 30° Degré ». Fondateur en 1897, avec Ferdinand Scheurer, de la Société des anciens légionnaires alsaciens et lorrains qu’il préside jusqu’à sa mort. Michel DREYFUS-SCHMIDT

2.

Pierre Sylvain

Député, maire de Belfort (Belfort 11.05.1902 - Belfort 04.07.1964) Israëlite. Fils d’Isaac Dreyfus, voyageur de commerce, et de Rachel Schmidt. Marié le 14.09.1927 à Belfort avec Yvonne Henriette Kahn, fille d’Isaac Kahn, négociant, et de Cécile Schuhl. 2 enfants.

Etudes secondaires au lycée de Belfort, puis études de droit à Paris tout en menant, en parallèle, des études de sciences politiques. Avocat, il s’inscrit au barreau de Paris avant de revenir à Belfort à la demande du maire Lévy-Grunwald. Très vite, il joue un rôle politique de premier plan. En 1929, il entre au conseil municipal et devient adjoint au maire. Entre 1932 et 1939, il participe à toutes les élections législatives dans la circonscription de Belfort-campagne, face en particulier à André Tardieu (1932). Conseiller général en 1935. Aux élections municipales de 1935, il profite d’une fausse manoeuvre d’Henri Baudin, le maire sortant, et accède au fauteuil de premier magistrat de la cité.

En 1939, il refuse l’affectation spéciale qui lui est proposée. Mobilisé, il est fait prisonnier sur la ligne Maginot. Après cinq mois de captivité, il s’évade et rejoint l’Afrique du Nord. En 1940, il est démis de son poste de maire par le gouvernement de Vichy, parce qu’il est juif, et Hubert Metzger est désigné pour faire fonction de premier magistrat municipal. Il participe à la campagne d’Italie et à la libération (CDL) le rétablit dans sa fonction en le nommant maire provisoire, en novembre 1944, en attendant les élections de mars-avril 1945 à la suite desquelles il est réélu. Elu la même année à la première Assemblée constituante (octobre 1945-juin 1946) puis l’année suivante, à l’Assemblée législative (1946-1951), il cède à nouveau son fauteuil de maire à son premier adjoint, Hubert Metzger. Il est déçu par la dérive droitière du parti radical, aussi, sous son impulsion, la fédération radicale socialiste et socialiste se transforme en fédération indépendante. La situation perdure jusqu’en 1958, année où il décide d’adhérer au PSU aux côtés de Pierre Mendès-France. Battu aux élections législatives de 1951, du fait de la loi électorale dite des apparentements, il est réélu en 1956, puis à nouveau battu en 1958 et 1962. A la mort d’Hubert Metzger en février 1958, il redevient maire de Belfort et le reste jusqu’à sa mort.

Au plan politique, il demeure, sa vie durant, fidèle à l’idéal originel du parti radical socialiste de 1902, complété à la Libération par celui du Conseil national de la Résistance. Il ne transige jamais sur les grands principes : fidélité à l’union de la gauche, décentralisation véritable, pas d’Europe avec l’Allemagne, autonomie des peuples d’Outre-mer plutôt que guerres coloniales. Rapporteur du budget à l’Assemblée nationale et président de la commission de réforme administrative. ....)

GOLDSCHMIDT Edouard

, Industriel en vêtements, Il a oeuvré pour la promotion de l’enseignement technique et professionnel dans le Territoire de Belfort, est à l’origine de la création du Lycée professionnel, a créé la Fondation Edouard Goldschmidt qui récompense chaque année les élèves méritants du Lycée (actuellement) Follereau.

Simone, sa fille, avocate, a poursuivi l’oeuvre de son père, par le Prix Simone Goldschmidt décerné au Lycée Follereau de Belfort.

L’enseigne de l’entreprise Goldschmidt à Belfort, se distingue parmi les façades du Faubourg de France ; "A BERANGER" en ferronnerie, marque l’époque de l’Affaire Dreyfus, de laquelle un mannequin fut pendu avec une pancarte anti-dreyfusarde. David Goldschmidt [2], alors âgé d’une vingtaine d’années, défia un officier de l’armée dans un café de Belfort qui invectivait les jeunes juifs présents par des propos anti-dreyfusards. Il s’ensuivit un des premiers duels de France provoqué par "L’Affaire", qui fut couvert par la presse locale, et fut décrit dans tous les détails. L’issue du duel fut nulle. Par la suite, les officiers s’entraînèrent en prévision d’un autre duel possible, et les jeunes Juifs prirent des cours de fleuret.

GUGUENHEIM [3]

Marc David Colporteur, né à Zilisheim (Haut-Rhin) en 1757, décédé à Belfort le 9.11.1829.

Jacob, Marchand d’étoffes, fils de Marc David, né à Belfort le 18.12.1810 et décédé à Giromagny le 26.08.1888.

David, Commerçant à Giromagny, né à Giromagny le 20.01.1853, décédé à Tullins (Isère) le 31.05.1943. Président de la Communauté de Giromagny pour laquelle il fit construire une Synagogue (avec un étage pour les dames) dans sa propriété - la Synagogue fut détruite en 1945 -

René Jacob, Directeur de la Maison Bumsel de Belfort - Né à Giromagny le 17.09.1897, décédé à Belfort le 2ième jour de Roch Hachana le 15.09.1982. Engagé volontaire en 1915 (avant son appel). Fut à Verdun. Entre comme associé en 1919 à la Maison Bumsel (Grands magasins). Il se réfugie en 1944 avec sa famille à Béziers où il crée une petite entreprise artisanale de carbonisation de bois et où il fonde avec d’autres réfugiés une association cultuelle israélite. Il quitte Béziers pour Tullins en 1942 après l’occupation de la zone libre. Il rentre à Belfort libéré en 1945 pour reprendre possession, avec ses cousins, de la Maison Bumsel pratiquement vide de marchandises, et la redresser en quelques années avant de prendre sa retraite en 1962. Nommé Président de la Communauté, il la remet sur pied et , avec fierté, il réussit à intégrer dans la communauté les coreligionnaires venus de l’Est dans les années 30. Il procède, avec le concours efficace d’autres administrateurs, en particulier du Vice-Président René Blum, à la construction de la Maison Communautaire. Il est, aussi aidé dans ses fonctins par son épouse, Marguerite, fondatrice et rédacteur de "Notre Communauté" et Présidente de la Wizo. Il passera le flambeau à Roger Ullmann.

Claude GUGUENHEIM [4] : "Né le 03 février 1924, fut président de la Communauté Israélite de Belfort pendant quelques années après le décès subit de son ami Roger ULMAN. Claude GUGUENHEIM fut également représentant du Fonds Social Juif Unifié et Président de la Loge Bn’ai Brith de Belfort. Il fut Directeur des Nouvelles Galeries, anciennement Maison BUMSEL pendant près de 30 ans. Il est décédé le 23 septembre 2004 à Tours, où il avait rejoint avec son épouse un de leurs enfants en mai 1999.

Son épouse Paulette, née BECKER née le 17 avril 1921, originaire de Strasbourg a exercé toute sa vie le métier de médecin généraliste, renommée pour sa simplicité, son dévouement et sa générosité à Belfort. Paulette GUGUENHEIM a survécu à peine trois mois au décès de son mari et elle est décédée à Tours le 6 janvier 2006." Des générations de belfortains se souviennent de Paulette, première femme médecin à s’installer à Belfort.

KAHN René Salomon

Commerçant (Belfort 12.09.1896 - Belfort 11.02.1967) Israëlite. Fils d’Isaac Kahn (Eplig, Bas-Rhin, 10.11.1866 - Belfort 16.02.1932) et de Sophie Schuhl. Propriétaire avec son frère Roger d’un important commerce de vêtements, Au petit Paris, faubourg de France à Belfort. Ce magasin, fondé en 1896 par leur père, Isaac Kahn, a fermé ses portes en 1966. Sa sœur, Yvonne Henriette a épousé Pierre Dreyfus-Schmidt, député et maire de Belfort.

André LARGER, Marie-Thérèse RILLIOT

LEHMANN

Famille israëlite originaire de Bisheim, installée à Strasbourg avant 1808. Leime Isaac, l’ancêtre, était un des notables de la communauté. Leime est un surnom populaire de Juda ; la famille a adopté le prénom de l’ancêtre comme nom de famille.

Léopold (Leyme ou Leime)

Rabbin (Strasbourg, Bas-Rhin, 04.07.1800 - Belfort 10.06.1876). Fils de Léonard (Lippmann) L. et de Jeannette Dispeck, fille d’un rabbin d’Allemagne et habitant de Metz. Marié à ...Fanny Lévy (1804-1886). Léopold Lehmann passe plusieurs années en Allemagne pour étudier la religion auprès de Maîtres. Il débute sa carrière rabbinique dans une petite communauté allemande. Nommé à Belfort en 1829, il sera le guide spirituel de la communauté locale jusqu’à sa mort. A son arrivée dans la ville, il officie dans la synagogue installée à l’emplacement du futur quartier militaire Gérard. Lors de la construction de la caserne, la synagogue est transférée à son emplacement actuel et inaugurée le 26.03.1857 (an 5617 du monde) en présence du grand rabbin du consistoire de Colmar et du rabbin de Mulhouse. Léopold L. est très estimé des Belfortains. Lors de ses obsèques, les quatre coins du drap sont tenus par l’administrateur du Territoire (Charles Lebleu), le maire de Belfort (Louis Parisot), le président du tribunal civil et le président de la communauté israëlite (David Lévy) ; sont également présents le grand rabbin de Paris et les rabbins de Vesoul et d’Altkirch. L’étude de la religion était sa principale occupation. Son frère David, né en 1809, est rabbin à Wintzenheim (Bas-Rhin) où il est révéré comme Reb David.

Il a une nombreuse famille ; on lui connaît 7 enfants, en 1855, dont deux choisissent le rabbinat et font leurs études au séminaire de Paris : David qui devient rabbin à Blotzheim où il meurt à l’âge de 27 ans, et Joseph, adjoint au grand rabbin de Paris puis, de 1890 à 1917, directeur de l’école rabbinique.

Journal de Belfort et du Haut-Rhin des 28.03.1857 et 14.06.1876. Michel RILLIOT, Max Warshawski. La tombe du rabbin Léopold Lehmann est l’une des plus belles stèles du cimetière israëlite, avec une épitaphe en hébreu gravée.

LEVY Jules

Médecin (Belfort 23.02.1871 - Belfort 24.12.1932) Israëlite. Fils de Nephtalie L.., négociant, et de Caroline Brunschwick. Etudes au lycée de Belfort puis à la faculté de médecine de Paris. Médecin adjoint au service médecine du tout nouvel hôpital de la rue de Mulhouse à Belfort en 1900. Mobilisé en 1914 comme médecin de bataillon dans un régiment du 7° corps, il participe à la campagne d’Alsace et à la bataille de la Marne. Médecin chef de l’hôpital civil le 01.01.1920, il dote la ville d’un bureau d’hygiène efficace dont il assume la direction. Président de l’office départemental d’hygiène sociale et de lutte contre la tuberculose. Président de la Semeuse. Esprit vif et d’un humour décapant, il crée La Vie Belfortaine, revue bimensuelle dont le premier numéro paraît le 16.06.1920. Il veut, dit-il, « doter Belfort d’un journal indépendant et courageux qui, sans être d’aucun parti, dénonce les abus, prenne la défense des humbles, combatte les injustices, soutienne et encourage les bonnes volontés et s’attelle à la besogne d’éducation sociale republicaine ». Cette publication remplit parfaitement le rôle qu’il lui a assigné mais disparaît avec lui. Président d’honneur de la Ligue française des droits de l’homme. Chevalier de la Légion d’honneur.

La Vie Belfortaine n°1 du 16.06.1920, n° 35 du 16.11.1921 ; La Frontière des 28 et 31 déc. 1932. Marie-Thérèse RILLIOT

Jacques

Fils du précédent. Médecin. Conseiller municipal de Belfort. Entra dans la Résistance dans le Jura (St Claude). Il fut appelé « le Médecin des pauvres » et son nom fut donné à une aile d’extension de l’hôpital de Belfort.

LEVY-GRUNWALD Edouard Samson Négociant, maire de Belfort (Strasbourg, Bas-Rhin, 05.11.1861 - Belfort 10.05.1932) Israëlite. Fils de Léon Cerf L. et de Caroline Grunwald. Marié le 08.03.1901 avec Meda Epstein, fille de Max Epstein et de Fanny Bach, de Stuttgart (Allemagne), décédée en couches après un an de mariage. Il opte avec ses parents, le 23.08.1872, à Belfort.

Venu à Belfort après la guerre de 1870-1871, le décès d’un oncle au début du siècle le place à la tête d’une importante affaire de tissus en gros, implantée juste en face de la gare de la ville. Radical-socialiste, il fait sien le programme de 1902 et reste fidèle, sa vie durant, à son idéal politique. Il devient conseiller municipal le 22.08.1920, lors de l’élection partielle qui suit la mort du maire Léon Schwob. Il s’entend très bien avec les socialistes, lesquels ne lui marchandent jamais leur soutien, aussi est-il élu maire en 1925 et facilement réélu en 1929. Il met en œuvre le plan d’embellissement et d’extension adopté par la municipalité en 1926. Sous son impulsion, des quartiers nouveaux, du type cités-jardins, sortent de terre (Mont, Pépinière, Miotte), des squares égaient la ville (square de la Roseraie, square Jean-Jaurès, square du Souvenir), l’esplanade des Fêtes (place du général De Gaulle et de la Résistance) est créée à la jonction du faubourg des Vosges et des quartiers centraux, de nouveaux équipements urbains voient le jour (hôtel des postes, marché couvert du faubourg des Vosges, groupe scolaire du Mont, école de musique, crèche municipale, clinique des Berceaux) tandis que d’autres sont rénovés (écoles maternelles, théâtre). Il achève la mutation de Belfort commencée un demi-siècle plus tôt par Edouard Mény. En 1932, usé par le travail, miné par les soucis d’ordre financier et les calomnies, celui qui fut l’un des plus remarquables et des plus populaires maires de Belfort choisit de quitter la vie et se suicide après avoir fait connaître son ultime volonté : « Je demande à être enterré le matin de bonne heure au cimetière israëlite, comme un indigent et sans cortège ».

Naegelen (R.), Cette vie que j’aime, 1964-1968, t.1 ; Grudler (Ch.), Larger (A.), Les maires de Belfort de 1800 à nos jours, Mulhouse, 1993, p.109-114 ; Juillard (M.C.), Option des Alsaciens-Lorrains dans le Territoire de Belfort (1871-1872), Belfort, 1995.

André LARGER

SCHWOB Léon Maire de Belfort (Belfort 30.06.1857 - Belfort 14.07.1920) Israëlite. Fils d’Alexandre Schwob, marchand de bétail et boucher né à Hirsingue vers 1814-1815, et de Rose Lévy. Marié le 16.06.1885 à Belfort avec Rachel Bumsel, fille de Moïse Bumsel, marchand d’étoffes, et de Françoise Lévy. Marchand boucher installé faubourg de France où il prend la succession de son père, il a une carrière politique des plus courtes. Elu au conseil municipal le 30 novembre 1919, après une tentative infructueuse en 1907, il devient maire le 10 décembre suivant et décède huit mois plus tard. Pendant ces quelques mois il fait preuve d’une activité débordante, veillant au bon fonctionnement des services municipaux, remettant à flot les finances municipales malmenées par la Première Guerre mondiale et, surtout, lançant le premier plan d’extension et d’embellissement de Belfort. Le 04.07.1920, il reçoit, des mains du maréchal Pétain, la Croix de guerre 1914-1918 attribuée à la ville. Il est le premier maire israélite de Belfort.

Grudler (Ch) et Larger (A), Les maires de Belfort de 1800 à nos jours, Mulhouse 1993, p.101-104.

André LARGER


Pierre Bonnef (le patronyme a perdu un f) figure dans ce parcours au titre de l’aboutissement d’un processus inhérent à l’histoire des juifs d’Europe, et qui a conduit à la conversion de certains d’entre eux.


[1] Un ami internaute nous a communiqué ces renseignements, son site Mivy est en lien.

[2] Voir le récit dans "L’antisémitisme en Franche-Comté" de Joseph Pinart, éd. Cêtre.

[3] Précisions données par Claude Guguenheim fils de René-Jacob (2004).

[4] Renseignements donnés par son fils François, Président de la Communauté juive de Tours.



Commentaires  (fermé)

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mardi 5 août 2014 à 03h46, par  roxanne2662

Donc basé sur des études dont les plus récentes dataient de fin 2005. Ensuite, on sépare cette population en deux groupes parfaitement comparables on a vu plus haut les limites de cela !. NB : mutuelle paris. De plus, ces antioxydants agissent de manière synergique puisque le jus de grenade a une activité antioxydante plus élevée qu’un extrait de tanins de grenade seul, que la punicalagine seule et que l’acide ellagique seul, deux substances contenues dans la grenade et porteuses d’activités détoxifiantes ainsi, le jus de grenade a la plus forte activité antiproliférative sur des lignées de cellules de mutuelle santé pas cher du côlon cultivées in vitro, avec une inhibition de 30 à 100%46. Pourquoi le surpoids serait-il un facteur promoteur de mutuelle santé pas cher ? Parce qu’il additionne les conditions qui modifient plusieurs paramètres biochimiques qui sont impliqués directement dans le métabolisme des cellules cancéreuses.

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lundi 14 juillet 2014 à 19h42, par  E.L.Blum

Bonjour,
Au cours de recherches que je fais actuellement dans le cadre d’un travail concernant les Juifs déportés de Franche-Comté déportés entre 1942 et 1944, je viens de lire par hasard votre article sur le parcours de grandes familles israélites de Belfort, notamment la famille DIDIESHEIM (et autres orthographes).

L’ami internaute qui vous a communiqué ces renseignements est un cousin de mon mari (décédé il y a trois ans) et c’est de lui qu’il tient ces informations.

Je vous précise que mon mari avait entrepris des recherches généalogiques importantes et établi une base de données généalogiques de quelques milliers de noms, tous rattachés à lui, d’une manière ou d’une autre (en ligne directe, collatérale ou alliée), dont plusieurs centaines de DIDISHEIM (et autres graphies variées), sa mère étant née DIDISHEIM (à La Chaux de Fonds), et contenant de nombreux renseignements autres que purement généalogiques.

Cette base de données est consultable au Cercle de Généalogie Juive, à Paris.

Cordialement.

Eve Line Blum

Logo de miquette
mercredi 6 mai 2009 à 21h56, par  miquette

j’ai lu avec interet votre article sur les familles de belfort merci .je n’ai cependant rien trouve a propos des Blum emile et son fils marcel.

Logo de Berangère Barbou
lundi 27 avril 2009 à 22h46, par  Berangère Barbou

Bonjour,
Dans le cadre d’une étude sur la guerre de 14-18, je cherche des informations sur le Lieutenant Maurice Moïse BLUM Mort Pour La France en 1918. Il figure sur le Monument aux Mort du Faubourg de Lyon.
Merci de votre aide.
B.Barbou

vendredi 15 février 2008 à 15h20

Bonjour
J e suis tombé par hasard sur le site et je recherche des renseignements au sujet de mon grand oncle par alliance Monsieur Paul BERNHEIM si vous avez des renseignements merci de me tenir au courant le père de Paul Issac avait épousé une demoiselle BUMSEL Constance
à vous lire
Cordialement

christian SARDIN

Logo de Nadia Darmon.H
lundi 1er novembre 2004 à 08h28, par  Nadia Darmon.H

Chère madame,
Un problème technique m’a empêché de prendre connaissance de votre message durant le mois d’octobre. Je prends note de votre question et vais me renseigner auprès des derniers belfortains susceptibles de se souvenir.
Pour madame Lévy, serait-ce l’épouse du Dr Jacques Lévy, conseiller municipal, qui avait trouvé refuge à St Claude, et les enfants avaient été caché près de Belfort. J’espère pouvoir vous apporter les réponses que vous attendez. A très prochainement, cordialement vôtre. Nadia

Site web : http://
Logo de zigolupo
vendredi 8 octobre 2004 à 11h27, par  zigolupo

Nous avons corrigé la date, merci beaucoup pour votre participation.

Site web : http://
Logo de GUENNEC Marie-Claire
mardi 5 octobre 2004 à 18h02, par  GUENNEC Marie-Claire

A l’attention de Monsieur Bernard Bumsel,

Mon grand-père était originaire de Plancher-Les-Mines, à côté de Champagney, et pendant la guerre il a hébergé 3 femmes juives, 3 soeurs d’après ce que l’on m’a rapporté qui avaient été envoyé par des amis du nom de Bumsel, j’aurais voulu savoir si c’était votre famille, elles se prenommaient : Léonie, Laure et Mathilde (qui était modiste). Il a été aussi mentionné une Madame LEVY dont je ne connais pas le prénom.Si vous avez quelques informations je vous en saurais grée, mon Grand-Père s’appelait : MARION René.
En vous remerciant pour ma famille et moi-même.

Site web : http://
Logo de Bernard Bumsel
samedi 25 septembre 2004 à 16h44, par  Bernard Bumsel

Je tiens à preciser que mon père David Lucien
BUMSEL a été arrêté le 30 septembre 1943 et
non pas en 1942.
Avec mes salutations et mes remerciements pour
ce très interessant travail.

Bernard BumselB

Site web : http://

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