La Journée Européenne de la Culture Juive l’occasion de s’engager dans une politique culturelle
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Les Itinéraires : Traces
Date : Dimanche 2 septembre 2007.
Le Concept Journée européenne de la culture juive s’est désormais dotée en 2006, pour la France, d’une structure associative dite JECJ-France présidée par Claude Sabin Nadjari.
Un concept novateur qui a acquis en quelques années, grâce à la volonté fondatrice de l’ADT du Bas-Rhin en 1995, des lettres de noblesse reconnues depuis 2005 par le Label "Grand Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe" .
Une nouvelle structure, un Label, et la naissance d’un Collège des Maires de France, présidé aujourd’hui par le Maire de Bayonne, Jean Grenet. Ainsi, JECJ souhaite que tous les maires de France concernés par le patrimoine juif puissent rejoindre le Collège des Maires, par adhésion [1], et contribuer à sa promotion.
Promouvoir et contribuer à la préservation du patrimoine juif, partie intégrante du patrimoine culturel de l’Europe, en créant des routes européennes de ce patrimoine très riche et fort méconnu.
Les sites, monuments, cimetières, synagogues, rues et quartiers (ghettos, calls en Espagne ou Judeira, Carrières dans le Comtat Venaissin, Juiveries en Provence etc..) seront ouverts et des guides accueilleront de nombreux visiteurs. Ce patrimoine et cette journée en particulier est diversement traitée à travers l’Europe, selon qu’elle bénéficie d’une prise de conscience des collectivités locales soucieuses de mettre en valeur leur patrimoine, et de bénévoles des diverses associations juives et non juives.
Je mentionnerai volontiers l’investissement de la municipalité de Pézénas et de l’association "Les amis de Pézénas" qui font un travail louable pour mettre en valeur "leur ghetto juif" du XIII° siècle et le cimetière. Ainsi que la municipalité de Gérone en Espagne dont la mise en valeur historique et touristique est remarquable et témoigne de la richesse du Judaïsme médiéval en Catalogne.
Un souci que l’on voudrait bien voir ailleurs ! Ailleurs, où les cimetières sont envahies de ronces ou avalées par la terre, où les synagogues abandonnées d’Alsace ne réveillent aucune conscience politique, où des joyaux rares du XII° et XIII° siècle sont destinées à des habitations privées comme la synagogue de Mende, une des trois plus anciennes de France. La liste est trop longue de l’indifférence et de l’ignorance de ce patrimoine culturel français.
[1] 150 € pour les communes de + 3000 h - 75 € pour les petites communes.

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