Exposition : Scènes de la vie juive : Objets d’art et d’histoire
Extrait du Petit Journal : "Une histoire doit être racontée de façon à ce qu’elle constitue une aide. (...). Mon grand-père était estropié. Une fois on lui demanda de raconter l’histoire de son maître. Alors il raconte que le saint Baalshem avait coutume de danser et de sauter tandis qu’il priait. Mon grand-père se leva et il raconta, et le récit l’entraina tant et si bien qu’il eut besoin de montrer, sautant et dansant, comment faisait le maître. Ce jour-là, il guérit. Ainsi doit-on raconter les histoires." Martin Buber
En 1860 paraissait, à Paris, sous le pseudonyme de Daniel Stauben "Scène de la vie juive". Dans la grande tradition de la littérature du XIX° siècle, l’ouvrage réunissait, après quelques modifications, une série d’articles intitulés "Lettres sur les moeurs alsaciennes" parus dans les "Archives israélites entre 1851-1853". Ces récits restaient attachés à la vie rurale, et leur auteur, dans sa préface, se plaçait volontairement sous le signe de George Sand, celle de la Mare au Diable ou de François de Champi. Le caractère magique et le génie conteur de mystères protégés au fin fond des campagnes expliquaient en partie une telle égide littéraire.
Stauben s’intéressait à la relation entre campagne et superstition, à un mode de transmission du récit qui serait propre à la ruralité et serait conjugué avec bonheur, ou bonhomie, à la tradition des conteurs juifs, Stauben décrivait alors sous la forme de saynètes, juste avant qu’il ne change, moins un monde en train de disparaitre qu’un mode de transmission menacée.
(...). Nicolas Surlapierre (Co-commissaire de l’exposition)

- Petit journal de l’exposition : Scènes de la vie juive, objets d’art et d’histoire
- Musée d’histoire de Belfort.
L’exposition s’est déroulée du 6 novembre au 31 janvier 2010
Au Musée d’histoire de
L’art synagogal s’applique à des objets et mobiliers qui remplissent une fonction rituelle et pratique. Le choix des motifs et des formes remplissent une fonction mémorielle souvent allégorique de l’histoire juive depuis les origines bibliques.
Les artistes et les artisans ont su concilier les enjeux du rituel, de l’histoire aux expressions culturelles des traditions locales, aux engagements civiques des Juifs dans la société, à leurs espérances messianiques voire sionistes.
Une scénographie singulière a mis en valeur des mappot, expression d’un art populaire, artisanal, qui dans leur utilité archaïque (enserrer les rouleaux de la Torah), selon la tradition alsacienne, réunit toutes les facettes de la vie juive dans ses décors et motifs. Une exposition intimiste qui dévoilait au grand public le visage du judaïsme français des XIX° et XX° siècles.
A travers les fêtes et traditions qui émaillent le calendrier juif et les étapes de la vie juive, les objets d’art de l’exposition sont devenus pour trois mois au Musée d’histoire de Belfort, les passeurs de l’histoire des communautés juives de l’Aire Urbaine et Territoire de Belfort.
Musée d’histoire de Belfort (Citadelle) Tél : 03 84 54 25 50 Ouverture : tous les jours sauf le mardi. Accès du Musée d’histoire : Parking Xavier Bauer, Parking du Lion. Une dépose minute est possible pour les personnes à mobilité réduite. Musée non accessible aux personnes en fauteuil en raison de quelques marches d’escaliers.


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